Le blog de Magitte
Couvre-feu....
Rétrospectivement, il me semble que j'ai un peu
peur...J'ai entendu que dans certaines communes, il était question d'instituer l'heure d'un "couvre-feu", pour les enfants mineurs qui traînent dans la rue une grande partie de la nuit... Je ne
suis pas d'accord avec le fait que des enfants soient dehors à des heures anormales...Il me semble que les parents pourraient et devraient intervenir...C'est leur rôle de parents, d'éducateurs,
de responsables de ces jeunes qu'ils ont mis au monde...Les animaux s'occupent bien de leurs petits et de leur éducation....
Ce qui me fait
peur, c'est ce mot "couvre-feu", de sinistre mémoire ! Les personnes de ma génération ont connu le couvre-feu et ses contraintes, le tout institué par l'occupant....lequel pensait ainsi gêner la
Résistance... Mais avoir peur de rentrer avec cinq minutes de retard parce qu'on aura raté son train ou son bus, ou par suite d'une crevaison de vélo...j'ai connu et j'en ai de mauvais souvenirs
! Se dire qu'on va rencontrer une patrouille...qu'on va se retrouver au poste (à la kommandantur pour nous à l'époque), est-ce une bonne chose ? Ne pourrait-on obliger les parents à veiller sur
leurs enfants ? il doit bien y avoir des moyens ? et si, le couvre-feu, c'était la solution de facilité ? On se décharge, c'est devenu courant...On "ouvre le parapluie"....
Il ne m'appartient pas de critiquer, mais simplement je tiens à
dire que je doute...Et puis, trouvons un autre mot, celui-là rappelle de trop mauvais souvenirs...mangeons aussi des rutabagas pour faire des économies ! Il y a d'autres moyens...
Bien sûr qu'il existe des gamins qui suivent le chemin qui les conduira tout droit en prison, bien qu'il existe des abrutis qui polluent l'existence des habitants de leurs propres quartiers, mais il existe aussi des gamins qui veulent rentrer le plus tard possible chez eux vu qu'ils habitent un appartement surpeuplé...quant au mot couvre-feu, il faut avoir vécu cette situation comme ce fut votre cas pour en "apprécier" toute la dureté.Je rappelle que certains peuples subissent un couvre-feu inhumain (pléonasme).
Personnellement, je suis très pessimiste quant à la situation dans ces "banlieues".Celles-ci sont "instrumentalisées" à la fois par la droite et par la gauche.
Que font ces jeunes, enfin grands enfants si on veut, à cette âge dehors le soir. C'est à se demander.
Bonne soirée
Que font leurs parents ?
Toutes les solutions sont bonnes à étudier...
« couvre feu », état de guerre, état d’urgence… Oui ces mots sont associés, au moins dans nos esprits ! Alors, les associer aux enfants, c’est difficile à entrevoir. Mais il est si difficile de responsabiliser les parents sur l’éducation de leurs enfants ! Quoi penser ? Il n’est ni sain ni normal que la société supporte éternellement les carences parentales. Question bien difficile. Il faut laisser les enfants être des enfants. Amitiés. Loic
"Ni sain ni normal"...Comme ces mots sont justes ! Le problème est bien difficile.
Utiliser le mot "couvre-feu est intentionnel. C'est un bon moyen pour effrayer les concitoyens en les stigmatisant sur une résurgence de la terreur, de la guerre.
A 13 ou 14 ans, je me baladais dans mon quartier en été avec mes copains jusqu'à minuit mais nous jouions au ballon, discutions calmement ou faisions des parties de cartes dans le square.
L'époque que nous vivons n'est plus la même mais je ne pense pas comme vous que ce soit une solution d'interdire. Mais que font les forces de police ? Etre en contact avec ces jeunes, les encadrer et surtout faire de la prévention auprès des familles me semble être beaucoup plus positif.
Amicalement.