jadis et humour

Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 13:29

                    Souvenir de guerre...

 

                    Quel souvenir odorant ! Je vous le raconte pour bien commencer l'année, à l'heure du café...C'était donc pendant la guerre, en 1943. Je me trouvais à la campagne...Comme chacun sait, à la campagne, c'est comme à la Samaritaine jadis, "On trouve de tout"...Toutes sortes d'insectes notamment, mouches, guêpes, araignées et...fourmis ! Ah, ces dernières, elles s'installent partout...Nous en trouvions dans le sucre, dans les boîtes à gâteaux, alors que ces deux denrées étaient contingentées comme nous disions alors !

 

                     Un matin, je décide de me faire du café, celui que la cuisinière nous faisait n'étant pas des meilleurs ! et puisque nous avions du "vrai" café ce jour-là à notre disposition, autant le faire à notre goût non ? J'étais alors institutrice dans une famille et nous étions "repliés" à la campagne par crainte des bombardements qui commençaient sur PARIS et en banlieue...Bon, j'aime partager et je prépare du café dans une grande cafetière qui se trouvait sur une étagère de la cuisine...Je n'ai bien sûr pas l'idée de regarder si tout était en état dans cette cafetière...il ne fallait pas trop m'en demander alors....Je mets le café moulu par mes soins avec un bon vieux moulin à café, dans le réceptacle prévu à cet effet. Quand l'eau que j'avais mise à bouillir donnait des signes évidents d'arrivée à 100°, je commence à la verser sur le café, comme je l'avais vu faire par ma mère, spécialiste en la matière...Petit à petit...Mais, quelle est donc cette odeur qui nous arrive ? Odeur fort désagréable...oh là là ! Faire du café, passe encore, mais qu'il ait cette odeur...rien n'allait plus ! Nos rêves les plus fous de bon café, semblaient fondre comme neige au soleil...Nous nous mettons à deux pour enquêter, en soulevant d'abord le couvercle de la cafetière. Aucun doute, ça venait bien de là...Qu'à cela ne tienne, nous vidons le café dans l'évier et là, horreur, nous nous apercevons qu'il y avait des cadavres de fourmis (des restes plus exactement !) Elles avaient dû se cacher là en attendant des jours meilleurs et n'avaient pas résisté à l'eau bouillante ! Et l'acide formique se dégageait avec une force inimaginable.....Ces "pauvres" petites bêtes n'avaient pas apprécié, cuites et recuites par un bain de vapeur ! Je crois bien que je sens encore l'odeur ....

 

                       Moralité : si vous voulez vous débarrasser de fourmis, ne les ébouillantez pas ! elles n'aiment pas...et la solution est pire que le mal !

 

                        Et mon café avec tout ça ? Bon, il y avait celui de la cuisinière qui n'avait absolument aucune odeur, même pas celle de café !

Par Geneviève Cotty - Publié dans : jadis et humour - Communauté : Ne pas oublier de se souvenir.
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Dimanche 23 octobre 2011 7 23 /10 /Oct /2011 10:35

                    Quel compliment....

 

                     Une bonne odeur arrive de ma cuisine, celle d'un "far" breton que je dois emmener chez une amie...C'est bon ça ! et combien nourrissant ! J'espère qu'il sera réussi...Je ne suis pas bretonne moi, mais je me souviens...

 

                     Lorsque j'étais plus jeune, je faisais à mon mari, breton lui, du far breton qui semblait lui convenir. J'avais trouvé une recette que je suivais scrupuleusement. Un jour, nous sommes invités chez des amis, bretons jusqu'au bout des ongles...Un far nous attendait...Tout le monde se régalait, les enfants, les grandes personnes... il était si bon ce dessert...Alors mon mari, prenant mon amie à témoin, me dit "Tu devrais lui demander la recette, parce que, celui-là, il est très bon et pas étouffant !" Quelle honte ! depuis plusieurs années que nous étions mariés, il n'avait jamais osé me dire que mon far était bon mais qu'une bonne bolée de cidre le ferait mieux passer ! Il n'en était pas mort et il avait un très bon estomac ! mais, voulant bien faire, j'avais dû le mettre en grand danger d'indigestion !

 

                       J'ai bien regretté de ne pas savoir boxer, qu'est-ce qu'il aurait pris mon breton ! On ne se donne pas en spectacle, ça ne se fait pas ! Et je n'ai même pas demandé le divorce...ça entraînait trop loin !

 

                       J'ai donc demandé la recette. Évidemment, ce n'était pas la même que la mienne et j'ai compris pourquoi elle était meilleure. Je ne mettais pas le principal pour des bretons...le beurre ! On peut ne pas en mettre, mais comme disent les jeunes "y a pas photo" !

 

                        Bon dimanche !

 

                       

 

                       

 

                       

 


Par Geneviève Cotty - Publié dans : jadis et humour - Communauté : Ne pas oublier de se souvenir.
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Samedi 24 septembre 2011 6 24 /09 /Sep /2011 00:00

                     Punition jadis...

 

                     Tu feras 100 lignes...Tu copieras 100 fois...Qui ne se souvient de ces punitions données par les enseignants jadis (alors qu'on les appelait maître ou maîtresse...) et qui n'ont peut-être plus cours ? Utiles, pas utiles ? c'est selon... Ce que je sais c'est qu'hier, j'ai entendu cette question posée par un animateur de Télé :"comment appelle-t-on le mâle de l'oie"? 20/20, c'est la note que j'aurais pu obtenir...Et pour cause !

 

                      Alors que j'étais au cours élémentaire, je me souviens que la maîtresse, s'apercevant que je n'écoutais pas, trop occupée à bavarder (déjà !), m'a demandé ce qu'elle venait de dire....Silence total, je ne savais absolument pas de quoi il était question ! Il y des choses qu'on n'invente pas...Elle venait de dire que le mâle de l'oie était le jars...Je voulais bien la croire, c'était tout ce que je pouvais faire pour elle dans l'immédiat ! La sentence est tombée "Tu copieras 100 fois : "le jars, l'oie"...et pour corser le tout, c'était à faire signer par mes parents.... Et voilà pourquoi à 88 ans bien sonnés, ces deux petits mots se sont logés à tout jamais dans mon esprit ! C'est long 100 fois surtout quand on a 6 ou 7 ans...

 

                        Je ne pense pas qu'on donne encore ce genre de punition. Ce que je sais, c'est que je ne dissocie jamais l'oie du jars ! "le jars, l'oie"...c'est à répétition et ça semble ne faire qu'un seul mot pour moi !

 

                         C'était juste pour "rafraîchir" le temps actuel et pour faire sourire !

 

                          Bon Dimanche !

Par Geneviève Cotty - Publié dans : jadis et humour - Communauté : Ne pas oublier de se souvenir.
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Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 13:31

                    "Si j'aurais su"....

 

                                         IMG_0004.jpg

 

                               C'était il y a déjà bien longtemps, je devais avoir à peu près deux ans...Le vétérinaire (mon médecin personnel) avait proposé à mon maître de me faire "confirmer"...Rien à voir avec la confirmation des enfants...Non, simplement, puisque j'étais un chien de race, avec pédigrée s'il vous plait et que tous mes ancêtres étaient tellement "pure race" qu'il aurait été dommage que je rate un mariage digne de moi, pour un simple certificat ! C'est ça la noblesse !!!

 

                                Cela se passait à MARSEILLE, puisque nous habitions dans le Vaucluse...Une promenade en voiture est toujours bonne à prendre. Nous voici donc partis un Samedi matin, munis d'une convocation en bonne et due forme....Que de monde à l'arrivée ! C'est un examen très prisé sans doute ! Des chiens...je ne vous raconte pas ! de toutes races, de toutes couleurs et pas spécialement calmes. Je crois que j'étais un peu en danger. Heureusement mon maître me tenait solidement avec ma laisse...Quand mon tour est arrivé, des hommes se sont approchés de moi avec des carnets, des crayons, un mètre etc...On m'a mesuré, souppesé, tâté, mesuré la longueur de ma queue (le fouet ça s'appelle), voir si elle restait bien dans le prolongement de mon dos (!)...Mes oreilles, mes dents, mes yeux...tout a été passé en revue ! Ils n'avaient qu'à me demander, je le savais moi que j'étais parfaitement sain de corps et d'esprit....Quelle matinée, ça a duré au moins...encore plus que ça ! mes maîtres trouvaient le temps long et moi donc ! "Si j'aurais su, j'aurais pas venu"...Après tout, j'aurais très bien pu me marier avec qui je voulais ! Sans avoir besoin de toutes ces mesures....

 

                                 Nous sommes repartis enfin, épuisés, mais avec ce merveilleux certificat en poche (celle de mon maître)....Tout ça pour rien ! je n'ai jamais eu d'enfant ! la mignonne petite chienne qu'on m'avait amenée à domicile n'avait qu'une envie : jouer et caracoler dans le jardin...Pour les futures naissances, ça ne sert à rien !

 

                                 Tout ça n'est pas grave, ça ne m'a pas empêché d'être un brave Labrador aimé et aimant. Pas besoin d'un certificat pour ça !

 

 

 

PS - Vous aurez remarqué que "Magitte" a été dépannée et qu'elle me laisse faire les essais d'ordinateur. Tout semble fonctionner.

 

 

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Vendredi 8 juillet 2011 5 08 /07 /Juil /2011 11:20

                     C'était jadis....

 

                     Quand nos yeux et nos oreilles n'étaient pas habitués ! Je me souviens, alors qu'on parle beaucoup du bac et de ses résultats depuis un petit moment, de cette année 1937...Mon frère passait sa première partie de bac et il avait reçu une carte postale d'un ami, sur laquelle il y avait seulement écrit, outre la signature de l'expéditeur : "M.... 13"...vous savez, ce mot rendu célèbre par Cambronne et à la puissance 13 en plus ! C'était destiné à lui porter chance ! Oui, mais voilà... Nous avions un brave facteur qui n'avait pas apprécié du tout et s'en était pris à ma mère ! Pour lui, c'était honteux d'écrire des choses semblables et de les faire porter par le facteur !!!Il se sentait atteint dans sa dignité...le pauvre. Et il avait toujours pensé que nous étions des jeunes bien élevés...mais ce n'était pas le cas !!!

 

                        Mes parents ont ri, d'autant plus que mon frère a été reçu (ça n'avait sans doute rien à voir....) s'il suffisait de ce petit mot devenu tellement quelconque maintenant, les résultats du bac seraient "surévalués"...120% de reçus !!!

 

                        Ce pauvre facteur si "pudibond" n'est sûrement plus de ce monde...heureusement pour lui. Que dirait-il maintenant où l'habitude est donnée d'appeler un chat un chat, de parler et d'écrire sur le sexe et ses dérivés, de regarder ce qu'on nous passe à la télé et de survoler Internet et tout ce qui s'y trouve....Il en aurait une attaque d'apoplexie (ancien terme !!!) et tomberait raide sur le champ ! Lui se contentait de boire comme une éponge, de faire sa tournée en zigzaguant, mais de toujours distribuer les lettres à temps et sans aucune erreur !

 

                         Les temps ont changé...le courrier arrive quand il veut, les facteurs ne s'offusquent plus de ce qu'ils peuvent être amenés à lire, et le mot ce Cambronne est devenu si anodin qu'il passe inaperçu ! On a fait beaucoup mieux depuis ... ou moins bien ?

 

                      

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Jeudi 23 juin 2011 4 23 /06 /Juin /2011 17:26

                     C'était jadis !

 

                     J'avais des parents aimants, mais...On ne pouvait pas tout faire. Il y avait ce qui était permis et ce qui était défendu ! Normal, ça fait partie de l'éducation...Et nous devions faire attention à nos vêtements qui devaient avoir une certaine "espérance de vie"...

 

                      Je devais avoir environ 8 ans...je me revois vers 16h.30 dans la cour de l'école, attendant ma mère...Que faire en attendant ? le pitre bien sûr, histoire d'amuser les copines surtout quand on n'est pas une enfant de tout repos. Une de mes chaussures à brides et boutons, venait de perdre ce fameux bouton, et la chaussure avait des envies d'évasion ! Tiens, voilà un jeu...Je m'aperçois que je pouvais lancer la chaussure le plus haut possible, en m'y prenant bien ! Et v'lan, avec un peu d'élan ma chaussure était partie pour atteindre au moins le ciel !!! Admiration des filles (il ne nous fallait pas grand-chose...) Et v'lan !!! je reçois une gifle arrivant par derrière moi...Plus personne ne riait...je me retourne et me trouve nez à nez avec ma mère...j'avais oublié qu'elle avait rendez-vous avec mon institutrice et qu'elle pénétrerait donc dans la cour....Je n'avais rien vu venir, je n'avais pas été prévenue...et j'étais honteuse ! Et bien sûr, je pensais aux suites ! On en parlait à mon père, là c'était plus grave...et même s'il ne sévissait pas, la punition ayant déjà été donnée, il y avait une leçon de morale à la clé !

 

                         Quand je repense à des petites histoires de ce genre, je me dis qu'à l'époque actuelle, on parlerait de "mauvais traitements à enfants" ! Les parents étaient sévères peut-être, mais absolument pas des bourreaux d'enfants ! On nous habituait à respecter tout et tout le monde....Chacun avait son truc : ma mère nous promettait des gifles qu'en principe elle ne donnait pas...Mon père ne promettait rien, mais agissait en distribuant des punitions (les verbes surtout, c'était sa spécialité...). Mais comme nous étions heureux !

 

                          C'est de l'histoire ancienne !

 

                    

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Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 15:39

                    Demande de précisions...

 

                    Lorsque mon frère était enfant, il était un peu curieux et "mêle-tout" ! Mes parents le reprenaient souvent parce que, tout en jouant, il écoutait ce qui se disait autour de lui et y mettait son grain de sel...Dans notre ville de banlieue se trouvait un artiste-peintre hyper-nerveux que nous n'aimions pas beaucoup rencontrer car il nous faisait peur ! Il ne semblait pas méchant, mais subitement, alors qu'il était installé à peindre, il faisait des gestes désordonnés et se mettait à invectiver qui ? on ne savait pas....Les enfants en particulier le disaient fou !

 

                     Un jour, mon père qui lisait son journal dit à ma mère "Tiens, il est question de X... Dans une crise, il a tué sa femme"...Mon frère qui jouait à proximité dit à mon père "Ce n'est pas sa femme, c'est sa maîtresse"...Pour un gosse de 7 ans, la réflexion était mal venue et évidemment, mon père a pris un air étonné et dit à mon frère "sa maîtresse d'école" ? Mon pauvre frère, sentant bien qu'il allait avoir des ennuis, répond "je ne sais pas, on ne me l'a pas dit !"Mais à son air, mes parents ont bien vu qu'il plaignait un peu ce pauvre père qui avait l'air si ignorant et qui en plus était fâché que son fils se soit mêlé à la conversation...Mieux valait alors faire l'ignorant à son tour ! Et pourtant, les enfants sont si contents d'en savoir plus que leurs parents, ce qui n'est pas toujours exact !

 

                        De nos jours, ce problème ne se poserait plus...Mais jadis, il y avait des mots tabous...et les parents ne "badinaient" pas sur leur emploi par leurs rejetons censés garder leur innocence le plus longtemps possible !

 

                     

 

                     

Par Geneviève Cotty - Publié dans : jadis et humour
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Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 11:55

                     Un souvenir...

 

                     Un peu cuisant ce souvenir qui me rappelle un jour où j'avais été particulièrement mal à l'aise ! Nous étions à table, invités par ma mère qui avait invité également des cousins ! Je venais de raconter (déjà) un souvenir du temps où j'étais "institutrice en famille"... Mon fils aîné, à peine 4 ans, me demande ce que je faisais et je lui réponds que j'étais alors un peu maîtresse d'école, puisque j'apprenais à lire aux enfants qui m'étaient confiés.

 

                      J'avais de très bons souvenirs de cette période puisque j'avais eu la chance d'être dans des familles agréables...et pendant la guerre, c'était appréciable...La discussion continue sur ce métier et tout à coup on entend une petite voix qui demande haut et fort "Dis maman, avant de te marier, est-ce que tu étais la maîtresse de Papa ?...." La question abrupte a fait rire la famille ! Il n'en fallait pas plus pour rendre tout le monde joyeux ! Mais moi, j'étais dans mes "petits souliers" ! Et j'ai bien regretté que, contrairement à l'ancien temps, les enfants aient le droit de parler à table ! Mais ça, c'était il y a 60 ans...cette question semblerait anodine maintenant...pas à l'époque !

 

                      Ce qui confirme que les enfants entendent tout, même s'ils ne comprennent pas tout ! Et malheureusement, ce défaut n'est pas réservé aux enfants...Combien d'adultes répètent ce qu'ils ont cru comprendre...et alors, ils n'ont même pas l'excuse de l'innocence !

 

                       Il pleut chez moi, il ne fait pas chaud. C'est un temps à conjurer par le sourire ! Ce que j'espère avoir fait !                                  

Par Geneviève Cotty - Publié dans : jadis et humour
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Samedi 28 mai 2011 6 28 /05 /Mai /2011 11:00

                    28 mai 1946....

 

                    Etape de ma vie de jeune fille...Nous allions fêter mes fiançailles ! On se secouait de la guerre et de tous ses inconvénients dramatiques parfois...L'avenir était à nous, après cette jeunesse qu'on nous avait amputée de plusieurs années.... Quelle idée m'a traversé l'esprit la veille ? Des amies m'avaient souvent dit que j'avais un teint de blonde (alors que j'étais châtain foncéet voulant trop bien faire, je suis partie chez le coiffeur qui m'a (à ma demande) décoloré les cheveux comme on faisait à l'époque...bof, blond platine j'étais et ça ne m'allait pas du tout! Je vais voir mon "fiancé du lendemain" qui ne m'avait d'abord pas reconnue (!) et qui ne semblait pas très content ! Je trouve une excuse en lui expliquant que c'est la mode...ce à quoi il me répond "heureusement que la mode n'est pas aux cheveux verts ou rouges" !!!

 

                      On ne peut quand même pas jouer sa vie future sur une couleur de cheveux ! Qu'à celà ne tienne, sans rien dire à personne, je suis allée chez un autre coiffeur l'après-midi et je suis ressortie tellement brune que j'en aurais pleuré ! Les produits à l'époque n'étaient pas anodins...et ne voulant pas me retrouver chauve, j'ai gardé cette couleur noire-corbeau ! Mes expériences s'arrêteraient donc là...Je crois que le fiancé s'est alors posé des questions non pas sur ma couleur de cheveux, mais sur l'état de mes méninges ! Drôle de commencement ! Enfin, le mariage n'était pas loin, trois mois plus tard nous partions courageusement vers notre avenir ! Et j'ai gardé mes cheveux tels qu'ils étaient, c'est-à-dire que petit à petit, ils ont pris une couleur indéfinissable, un peu ce qu'on appelle "couleur queue de vache"...Il y avait des tons pour tous les goûts...du blond au noir, en passant par le roux  !Ce n'était pas ce que je désirais, mais j'avais délibérément rayé de mon programme ma couleur de cheveux ! Comme disait ma grand-mère parisienne "le Bon Dieu t'a fait venir au monde comme ça, pourquoi changer ?" Je lui avais répondu une fois qu'Il m'avait bien fait venir au monde toute nue...


                         Je n'ai jamais oublié ce jour ! on a vu des contrats rater pour moins que ça !....ça nous a permis de rire, c'était le moindre mal !

 


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Mardi 3 mai 2011 2 03 /05 /Mai /2011 10:49

                     Quand nous avions "des sous"....

 

                      Comme tout le monde, j'ai une pharmacie attitrée...Très bien, personnel charmant, tout le monde est serviable, mais quelque chose m'énerve un peu (!) : quand je vais renouveler mes médicaments, il en manque toujours un ou même deux ! J'ai l'impression qu'ils font leurs commandes "boîte par boîte" ! Or, ce matin, je parlais de cette pharmacie à une jeune femme d'une trentaine d'années et je lui dis "chez eux, il manque toujours 19 sous pour faire un franc" !Cela l'a fait rire et...elle m'a demandé d'où venait cette expression !

 

                      Expression courante dans ma jeunesse, alors qu'un franc représentait 20 sous ! Quand il vous manquait 19 sous sur 20 sous, vous étiez vraiment démuni ! Bien sûr, elle est complètement tombée en désuétude à notre époque des euros ! Surtout qu'entre temps, nous avons connu, après les anciens francs, les nouveaux francs... Adieu nos petits sous...ceux qui avaient une valeur puisque pour un sous, nous pouvions acheter deux caramels ! Et un sous, ça valait cinq centimes de l'époque ....Trop compliqué ? Pas du tout....enfin pas trop !

 

                      Nous avions des sous, mais pas plus d'argent pour ça....On les comptait ses sous, alors "qu'un sous c'était un sous"...On ne les dépensait pas à tout va ! Tout comme nos euros actuels, ceux qui nous étaient remis comme salaire en fin de mois, devaient...durer tout le mois ! et c'était ça le plus difficile ! Rien n'a changé....

 

                       Mais au fait, de quand date-t-elle cette expression qui n'a plus cours ? Il faudra que je cherche sur Internet....

 


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