Jadis et maintenant

Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 11:42

                    De Février 1934...à février 2012 

 

                    En parcourant ce blog que je tiens depuis plusieurs années, je viens de relire un article que j'écrivais le 2 février 2009...Les années passent, mais il semble que la situation reste inchangée....Allons-y pour un copier/coller de cet article datant de trois ans :

                   

Lundi 2 février 2009


                                      Crise, scandales, émeutes....

                                      J'étais encore bien jeune pour m'occuper de politique et surtout y comprendre quelque chose. De ce côté, je n'ai pas vraiment changé, seul mon âge l'a fait ! L'enfance a cela de bon que les grands sujets d'actualité lui "passent un peu au-dessus de la tête".....Mais les oreilles fonctionnent bien et même quand on ne veut pas écouter, on entend... Et moi, j'entendais ce qui se disait autour de moi, par mes parents, les adultes voisins ou amis. Tout le monde discutait ferme !

 

                                       Il y avait déjà la crise qui sévissait depuis cette grande crise aux Etats-Unis en 1929, et qui nous arrivait en Europe. Tiens, tiens, on le dit bien : "l'histoire est un éternel recommencement"... Chômage, pointage aux différents bureaux du même nom (je ne sais pas comment ils s'appelaient), ces mots, je les entendais tous les jours dans la rue et à l'école où beaucoup de mes camarades de classe disaient que leur père était au chômage et que chez eux l'argent se faisait rare, très rare même parfois. Les familles touchées et qui ne percevaient que des indemnités dérisoires à cette époque, avaient bien du mal à subvenir à leurs besoins...Le "chômeur" acceptait n'importe quoi comme travail (il ne pouvait refuser plus de deux fois un travail je crois) et était en outre "réquisitionné" pour déblayer les rues par temps de neige ... Et réquisitionné voulait dire qu'il n'y avait qu'à obtempérer...Le salaire ? non mais, on ne peut pas tout avoir ! Enfin passons...tout ça, c'est ce que j'entendais autour de moi. La vie était donc morose et même plus que ça, et en plus, elle était chère....On ne peinait pas à trouver des sujets de conversation, il y avait "la crise"...

 

                                      Nos gouvernants dans tout ça ? Là encore, je me souviens de mon père disant qu'on avait une fois de plus changé de Président du Conseil, que le gouvernement avait démissionné...ça arrivait tous les quatre matins. Je pense que personne n'avait le temps de s'installer ! Mon père ne décolérait pas, je m'en souviens...Tout y passait, "la guerre de 14, les sacrifices, qu'ils s'étaient tous battus pour rien."..Sans rien y comprendre, je me rendais bien compte que quelque chose ne marchait pas droit dans notre pauvre pays....Et pour couronner le tout, on découvrait des scandales financiers, des histoires de pots de vin, des hommes politiques et des financiers qui étaient mêlés à de drôles de petites magouilles...tout ceci nous amenant à l'affaire STAVISKY, le scandale du siècle ! Il s'est "suicidé" celui-là...bon, bon, c'est ce qui a été écrit dans les journaux, officiellement... Mon père ne décolérait toujours pas...ça ne servait à rien certainement, mais ça lui faisait du bien ! Et ce scandale nous a amenés aux émeutes de février 1934... Là, je me souviens avoir eu peur. Nous habitions en banlieue, mais mon père travaillait à PARIS et notre capitale n'était pas de tout repos....Quand il rentrait le soir, il nous donnait les dernières nouvelles : autobus renversés, émeutes dans les rues....Des mouvements divers se créaient, droite, gauche, extrême-droite, extrême-gauche...Pour moi, c'était un ron-ron de mots incompréhensibles, je savais seulement que le danger était là et que j'avais très peur de ne pas revoir mon père, qu'il soit blessé, mort peut-être, pris dans ce monde de violence. Il en passe des idées dans la tête d'un enfant qui ne comprend pas, il fait lui-même son cinéma...Et voilà pourquoi je n'ai jamais oublié ce jour du 6 février 1934.

 

                                        Soixante quatorze ans plus tard...et on reparle de crise, de scandales, de financiers qui s'enrichissent, de gens qui s'appauvrissent...L'Histoire est vraiment un éternel recommencement. Espérons que nous en resterons là..."

 

                     En sommes-nous restés là ? A quelque chose près, peut-être..Le chômage est toujours bien présent, les politiques se tirent les uns sur les autres à boulets rouges par paroles interposées...et quelles paroles ! On s'invective, des noms d'oiseaux volent, des scandales éclatent à tous les degrés...nous voguons dans la boue... Pas d'émeutes, mais... Nous n'avons plus de présidents du conseil posés sur des sièges éjectables et qui ne faisaient "que passer" ! Nous avons un Président de la République élu au suffrage universel, dont la place est bien convoitée...par amour de la France s'entend !....Comme on aimerait y croire ! Et moi, si j'ai pris "quelques années", je n'aime toujours pas la politique...mais je réfléchis....Et la Crise est bien là....

 

                     Peu de changements...

 

                    

 

 

            

 

 

 

 

 

 

Par Geneviève Cotty - Publié dans : Jadis et maintenant - Communauté : Ne pas oublier de se souvenir.
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 10:58

                    Des mots pour le dire...

 

                    Cela se passait bien avant la guerre, vers 1935...Ma mère avait une amie dont le fils, très intelligent (et qui le savait !), allait au même collège que mon frère. Un jour, voulant rendre service à son amie qui était partie à PARIS pour l'après-midi, ma mère lui dit qu'elle irait chercher son fils au collège et le ramènerait à la maison. Cet enfant était âgé alors de 9 ou 10 ans....Il n'était pas agréable tant il était imbu de sa petite personne.

 

                     Alors que nous avions l'habitude de goûter avec pain et chocolat, ma mère veut se "distinguer" et faire plaisir au petit garçon...Elle nous achète des croissants ce qui, pour nous, correspondait "à la grande vie" ! Elle en donne un à ce petit qui le refuse et croit bon de lui dire avec un air méprisant : "Un croissant, c'est piteux" !!! Pauvre maman ! elle était désolée...elle aimait les enfants et voulait faire plaisir .... Mais elle a eu le réflexe de reprendre le croissant et de dire "Tu as raison de ne pas le manger si ça ne te plaît pas, mais tu n'auras rien d'autre" !

 

                      Mon frère et moi nous étions choqués des manières de ce petit garçon. Nous n'étions pas des saints, mais jamais nous n'aurions osé faire ce qu'il avait fait ! Le soir, ma mère a raconté cette histoire à mon père...qui en a profité pour nous faire la morale...Il nous a fait comprendre qu'il était mal et méchant de mépriser les autres et de les vexer...Les leçons de morale, nous n'en manquions pas...c'était ça l'éducation !

 

                       Et maintenant ? Il est souvent d'usage de "mépriser" celui qui est moins riche, qui n'est pas "arrivé" par manque de moyens sans doute, ou parce qu'il n'a pas su se débrouiller, avec tout ce que cette expression comporte....Des enfants à l'école, méprisent les élèves qui n'ont pas des vêtements "de marque"...il s'ensuit des bagarres graves souvent ! Du mépris des uns à la jalousie des autres, il n'y a pas loin...On parle beaucoup de harcèlement à l'école en ce moment, celui-ci pouvant résulter de ce mépris de certains...Des enfants se sentent "rabaissés", pas comme les autres....Et ça, ils ont du mal à l'admettre et sont pris par cet engrenage des envies auxquelles les parents ont du mal à résister....Toujours plus, pour être comme tout le monde ! Triste époque...

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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 11:01

                     Que nous sommes en hiver !

 

                      Si l'on en croit cet objet indispensable dans toute bonne maison (j'ai nommé le calendrier), il paraîtrait que nous sommes en hiver et ce depuis un mois déjà... La météo n'est pas tout à fait d'accord...Il fait doux pour ce mois de janvier, un peu partout en France...On parle beaucoup de réchauffement de la planète et quand je me souviens des hivers de ma jeunesse, je suis bien obligée d'admettre que tout change !

 

                       Quand j'étais enfant et même adolescente, lorsqu'arrivait l'hiver, il n'y avait aucun doute...il faisait très froid ! J'habitais alors en banlieue de PARIS et la neige faisait souvent son apparition, et même, pour faire bonne mesure, elle restait présente plusieurs semaines parfois pour la plus grande joie des enfants mais pas toujours de leurs parents ! C'est qu'il fallait chauffer les maisons et ce n'était pas toujours aisé...Cheminées, poëles, cuisinières, étaient assez gourmands de combustibles et si on voulait avoir chaud, il fallait "pousser" le chauffage ce qui coûtait très cher ! Et les maisons et appartements n'étaient pas isolés comme à l'époque actuelle : pas de doubles vitrages, des courants d'air passaient sous les portes, par les fenêtres même bien fermées....On se couvrait bien de lainages et autres vêtements chauds, d'édredons dans les lits en plus des bonnes couvertures de laine ! Et ne pas oublier pour les lits, les bouillottes ou les briques chaudes qu'on y déposait le soir, avant d'aller se coucher !

 

                         C'était ça, l'hiver...on se protégeait, on mangeait de bons plats mijotés sur la cuisinière, de bonnes soupes....Tout cela avait son charme ! Oh bien sûr, le progrès a du bon et personnellement, je l'apprécie à sa juste valeur...mais avec peut-être un peu de nostalgie pour cette époque ! Et j'étais jeune alors, ce qui arrangeait tout...

 

                          Je vous dispense de mes récits de guerre, époque pendant laquelle les hivers ont été particulièrement rudes et doublement ressentis...manque de charbon et de bois...Nous avons vécu quand même et survécu ! Le corps humain s'adapte à tout semble-t-il !

 

                           Tout ceci, pour en revenir à cet hiver 2011/2012 qui ressemble à un printemps précoce...Est-ce que c'est bon pour la nature ? Des arbres bourgeonnent parait-il...ils sont en avance et que se passera-t-il si l'hiver se souvenant que c'est son époque, reprenait le dessus ? Sommes-nous responsables de ce réchauffement de la planète ? Il semblerait que OUI en grande partie...Pour vivre mieux, nous prenons des risques immenses...Est-ce bien raisonnable ? Et si chacun de nous s'en souciait un peu et essayait d'agir "dans le bon sens"? Ce confort obtenu après bien des privations nous semble indispensable....Quel dilemme !

 

                            C'était mon "avant/après" qui donne à réfléchir....

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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 15:35

                    Lunettes auditives...

 

                    Vous allez dire que j'écris la suite de ma petite histoire d'hier...Pas du tout ! mais comme j'ai reçu un commentaire de quelqu'un qui n'avait jamais entendu parler de "lunettes auditives", voici une explication qui prouve, s'il en était besoin, que certains progrès d'après guerre, ont eu une vie un peu courte....

 

                     Mon mari qui avait perdu un tympan à la suite d'une opération, avait fin des années 1960 début des années 1970, quelques difficultés à bien entendre ce qui le gênait dans son travail. A la même époque, il avait dû porter des lunettes pour mieux voir ! Beaucoup d'ennuis pour un seul homme ! L'audioprothésiste qu'il était allé voir lui avait alors conseillé de porter un appareil auditif ,pile comprise, qui serait dissimulé dans ses branches de lunettes...Tiens, tiens, pas bête ça ! Et voilà comment il s'est retrouvé avec une magnifique paire de lunettes qui non seulement lui permettait de voir, mais également...d'entendre ! et ceci, en toute discrétion ! Et lorsqu'il vous répondait "attends que je mette mes lunettes," ce n'était pas pour vous admirer, mais pour mieux vous entendre ! C'était le progrès ! Il réglait l'amplitude à l'aide d'une minuscule molette qui se trouvait également sous la branche de lunettes...Et même...ça me fâchait parfois, à partir de l'instant où je m'étais aperçue que lorsque je rouspétais (mon défaut principal...)il portait la main à ses lunettes et arrêtait complètement l'appareil ! Je parlais alors "dans le vide"....En un mot, il se débranchait ! Sans commentaires....

 

                      Je crois que ce genre d'appareil auditif n'existe plus...On a tellement miniaturisé ces appareils qu'ils entrent directement dans l'oreille, sont d'une discrétion à toute épreuve et en plus permettent de régler plus facilement les sons...puisque l'automatisme est de rigueur...Il suffit d'un ordinateur pour régler le tout...

 

                       Il en est ainsi de bien des appareils qui nous ont été proposés quelques années après la guerre et qui nous semblaient tellement progressistes qu'on croyait qu'on ne pourrait faire mieux : appareils de radios notamment, appareils photos, appareils ménagers etc...qui nous semblent tellement anciens et démodés maintenant ! On fait de plus en plus petits, de moins en moins bruyants, de plus en plus performants...On n'arrête pas le progrès ....

                     

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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 15:28

                     Un drame....

 

                     Je me souviens...C'était en 1970 je crois, un petit garçon de 8 ans, Philippe Bertrand, avait été enlevé et son ravisseur demandait une forte rançon. Au cours de l'enquête, un jeune homme, Patrick HENRY, qui connaissait l'enfant et les parents, se montrait particulièrement virulent et n'avait pas assez de mots pour  "fustiger" le ravisseur...Toute la France était en émoi devant ce drame atroce...L'enquête a dirigé les policiers vers Patrick HENRY qui "en faisait trop"....Quelques jours plus tard, le corps sans vie du petit Philippe Bertrand était retrouvé dans la chambre de Patrick HENRY, sous le lit...Mort depuis plusieurs jours, l'enfant avait été tué dès son enlèvement....L'écoeurement avait gagné tout notre pays devant l'horreur de ce crime et les "fanfaronnades" du ravisseur-criminel...

 

                       Le procès eut lieu et Patrick HENRY défendu par Me BADINTER, fervent opposant à la peine de mort (abolie quelques années plus tard) échappa à celle-ci et fut condamné à la réclusion à vie. En prison, "prisonnier modèle" il reprit des études abandonnées très tôt, passa BEPC, BAC, Licence, DUT d'informatique je crois...et obtint une libération conditionnelle (réclamée à plusieurs reprises) en 2001/2002...Pas pour longtemps...Arrêté pour divers larcins dont transport de plusieurs kilogs de drogue (!) il fut remis en prison...

 

                       J'apprends aujourd'hui qu'il vient d'être hospitalisé ayant entamé depuis un mois une grève de la faim, ses diverses demandes de libération conditionnelle ayant été refusées...

 

                        Un avis sur cet homme ? je ne saurais quoi dire, je serais trop dure...Simulateur, menteur, et surtout tueur d'enfant, doté d'un aplomb monstre, monstre lui-même, que la justice a jugé et puni en son temps...Non, en ce qui me concerne, mes pensées vont tout d'abord vers ce petit être mort dans des circonstances épouvantables et aussi vers ses parents. S'ils sont toujours de ce monde, je me demande quelle a été leur vie depuis ce drame. Avoir tous les jours les mêmes pensées et essayer de vivre quand même ! Eux n'avaient pas réclamé la peine de mort, mais ont-ils pardonné ? Pour moi, le problème aurait été là : je n'aurais jamais pu pardonner...enfin, je ne le crois pas. Devant l'horrible, ma réaction n'aurait pas été la vengeance, mais le refus du pardon. Est-ce que c'est mieux ? Ce n'est pas ce qu'on m'a enseigné....mais je ne suis pas une sainte ni sur la route de la sainteté. Je n'ai jamais de rancune, mais peut-on pardonner dans un cas semblable ? Un petit enfant innocent est mort pour rien, pour la cupidité d'un être malfaisant...

 

                          Libération conditionnelle ? L'enfant et ses parents ne l'avaient pas obtenue eux...

 

                         

 

                       


 


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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 11:02

                    Tant de fois "patronne"...

 

                     Relevé dans Wikipédia :

                     

                    

"Sainte Catherine la plus célèbre 

Sainte Catherine, bois polychrome du XVIIIe siècle

Catherine d'Alexandrie, fêtée le 25 novembre, patronne des barbiers, charrons, cordiers, drapiers, écoliers et étudiants, fileuses de laine, généalogistes, meuniers, notaires, nourrices, orateurs, philosophes, plombiers, potiers, prêcheurs, rémouleurs, tailleurs, théologiens, tourneurs et des filles à marier."

 

                        Moi, je me souviens surtout des "Catherinettes" cousettes...Quand j'étais jeune, je revois ces jeunes filles qui avaient eu 25 ans dans l'année et n'étaient pas encore mariées. Elles travaillaient en principe chez des couturières, ou même de grandes maisons de couture où ce jour était fêté d'une façon grandiose parfois. Chacune avait une coiffure un peu extravagante, de couleur jaune et verte...Et la joie régnait...

 

                         Ne pas être mariée à 25 ans pour une jeune fille, était-ce une tare ? hum....elle était vite classée dans les "vieilles filles" ! Et pourtant, 25 ans est un bel âge, considéré comme jeune à notre époque ! Vrai ! à 25 ans, on a toute la vie devant soi...Les filles se mariaient jeunes alors, certaines à 18 ans...Elles étaient "en puissance de mari" comme on disait alors....très souvent soumises. Elles avaient été préparées pour faire le bonheur d'un homme, le soigner, le dorloter, bien tenir sa maison et bien élever les enfants que le Ciel voudrait bien leur accorder...C'était ainsi....Je me souviens de ma mère, mariée à 20 ans tout juste...et qui évitait à mon père "toute peine, même légère" ! Les jeunes femmes étaient "gardienne du foyer"...travaillant sans relâche au bonheur de leur époux et de la famille ! Esclaves diront certains ? peut-être, mais esclaves consentantes...Le mari pourvoyait aux besoins financiers du ménage....

 

                          Ces mêmes femmes ont prouvé pendant la guerre et l'occupation, en l'absence des hommes, qu'on pouvait compter sur elles pour d'autres tâches. Elles ont pris une autre envergure, travaillant pour gagner de l'argent, élevant seules les enfants, dirigeant leur petit monde et faisant de la résistance à l'occupant bien souvent...Adieu la gentille petite fille soumise ! Elles se sont révélées très capables de joindre le travail extérieur à tout le travail de maison...Le monde a alors changé, il fallait compter avec elles !

 

                           Mais il y a et il y aura toujours, je l'espère, des Catherinettes coiffant "Sainte Catherine" simplement parce qu'elles auront atteint cet âge de 25 ans, sans être mariées et que c'est une bonne raison de faire la fête !. Adieu les "vieilles filles"...ça n'existe plus ou si peu ! Et Sainte Catherine semble être patronne de tellement de corporations que les fêtes du 25 novembre ne sont pas prêtes à disparaître ! Et c'est tant mieux !

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Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 13:30

                                          A chacun son tour....

 

                                           Vous l'aurez compris, Magitte me cède la place aujourd'hui....Elle dit qu'elle manque de tonus ! Je crois surtout qu'elle n'a toujours pas "digéré" leur week-end raté et l'absence de ses petits-enfants...Je la comprends !   

 

                                            Quand je vivais à ROBION et que j'attendais tous mes petits amis pour les vacances, je crois bien que, s'ils n'étaient pas venus, j'aurais fait la grève de la faim et j'aurais beaucoup pleuré ...Je me promettais tant de leur visite ! je savais que ça ne serait que du bonheur pour moi. "Pensez-voir" comme ils disent en Lorraine (d'après Magitte), ma vie changeait complètement pour un petit moment. Des jeux, toujours des jeux et encore des jeux...Le tout entrecoupé de caresses ! Et puis, mais chut, c'était un peu défendu, je n'étais pas ennemi d'un petit gâteau par-ci, d'un petit bonbon par là...On ne peut pas toujours résister !

 

                                          La déception, ça peut vous enlever tout courage ! Moi, quand mes maîtres ne m'emmenaient pas en promenade en voiture, je me consolais en faisant ce qui était défendu : aller sur les fauteuils et même...sur les lits (une porte de chambre, ça s'ouvre facilement !). Patou et Magitte n'étaient pas contents quand ils revenaient, mais....j'étais consolé à ma façon ! J'ai bien compris que Magitte ne pouvait aller grimper sur les lits des employés d'Air France pour se consoler... ! ça n'aurait servi à rien et pour les humains...ça ne se fait pas ! Il faut rester correct, même quand on est en colère et malheureux !

 

                                            Quand même, quand je pense que mes petits compagnons de jadis sont maintenant responsables d'une famille, j'ai bien du mal à y croire ! Je les ai "presque tous" vu naître ! Comme le temps passe !

 

                                            A une autre fois !

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Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 16:10

                     Un chansonnier est parti...

 

                     Pour une fois, il a manqué d'humour...Jean AMADOU, ce grand amuseur est parti hier dimanche, à 82 ans. Chansonnier il était, toujours amusant, plein d'humour, mais jamais grossier ni méchant. Comme tous les chansonniers, il avait parfois un peu la dent dure contre les hommes politiques qu'il écorchait au passage...mais avec le sourire ! Je me souviens....

 

                     Quelques années après la guerre, alors que la télévision n'était pas encore entrée dans tous les foyers, la T.S.F., ancêtre de la radio, était chargée de nous distraire, ce qu'elle faisait très bien ! L'époque des chansonniers battait son plein et pour rien au monde on n'aurait oublié d'allumer le poste pour ces émissions des chansonniers. Le rire était alors assuré..un bon rire franc qui vous délasse...

 

                      La grossièreté, ni la méchanceté n'étaient de mise...On égratignait en douceur les hommes politiques, leurs façons, leurs manies, leurs manières...Je me souviens de Jean AMADOU, Anne-Marie CARRIERE, Pierre-Jean Vaillard et combien d'autres, venant du Caveau de la République, de l'ABC, du Théâtre de dix heures etc...Tous, ils avaient leur mot à dire et surtout leurs bons mots ! Jean AMADOU, il a "sévi" dans ces endroits et aussi à la Radio et la Télévision...Un grand gars de près de 2 mètres, se tenant bien droit et en imposant rien que par sa voix grave et ses petits yeux rieurs et même un brin moqueurs....

 

                       A une époque où le comique "gras" et trop souvent emprunt de méchanceté pour mon goût semble avoir de l'avenir, vous nous manquerez Monsieur AMADOU. Vous nous laissez heureusement quelques "compères" qui suivent la tradition chansonniers....et que je me plais à regarder à la télévision...

 

                     

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Samedi 22 octobre 2011 6 22 /10 /Oct /2011 15:41

                     Vacances de la Toussaint...

 

                 Premiers départs en vacances de l'année scolaire ! On prévoit beaucoup de monde sur les routes, les voitures seront de sortie...Et je me souviens d'un temps lointain où ces vacances de la Toussaint n'existaient pas ! Les écoliers bénéficiaient des 1er et 2 novembre...Il est vrai qu'en ce temps-là, l'année scolaire ne commençait que le 1er octobre.

 

                 Et les voitures ! Si elles existaient, tout le monde ne pouvait en avoir une... Il y a 2 ou 3 ans, j'ai écrit quelques souvenirs de jeunesse pour mes arrières-petites-filles (à l'époque, il n'y en avait encore que 2 !). J'expliquais ce qu'il y avait de mon temps et ce qu'il n'y avait pas....Parmi toutes ces choses figuraient en vrac les cuisinières électriques, le chauffage central, les machines à laver le linge et la vaisselle, les aspirateurs...enfin, tous les objets ménagers qui ont tellement changé la vie des ménagères ! Et j'ajoutais que très peu de monde avait une voiture...Alors, à cette lecture, Anaëlle avait été horrifiée et avait dit à sa maman "Tu te rends compte Maman, quand Magitte était petite, elle n'avait pas de voiture "! Alors ça, c'était impensable ! Pour tout le reste...bon d'accord...les progrès n'étaient pas arrivés, mais une voiture ! comment pouvait-on faire sans ?

 

                   Non seulement il y en avait peu, mais ceux qui en possédaient une ne s'en servaient pas continuellement ! Mon père avait acheté la première en 1930 je crois...Il nous emmenait en promenade assez souvent, mais sûrement pas à l'école, ni pour aller faire les courses ! C'était ainsi ! Les enfants ont du mal à s'imaginer "comment c'était avant". Tout leur semble si simple maintenant...Bien des personnes qui avaient une voiture, partaient en vacances quand elles le pouvaient, mais en empruntant le train ! ça revenait cher une voiture...

 

                    C'était notre vie et telle qu'elle était, on l'acceptait. Comment aurait-on pu faire autrement ?

 

                     Bonnes vacances à tous ceux qui bénéficient de ces jours de repos, et...prudence sur les routes .

 

                    

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Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 11:47

                     La fin de l'été...

 

                     Cette fois-ci, il semble que l'été soit bien terminé. Après avoir joué les prolongations, tout à coup, il laisse la place aux premiers froids ...Dans mon immeuble, le chauffage a été remis en route depuis hier, de façon discrète, mais les radiateurs sont tièdes et l'ambiance s'en ressent. Mais, est-ce que le chauffage actuel a le même pouvoir de "petit plaisir" que l'on ressentait jadis quand poêles, cuisinières, cheminées étaient allumés dès les premiers frimas ?

 

                      Quand j'étais enfant, j'aimais beaucoup cette période...Tout d'abord, ma mère allumait la cuisinière chargée de faire cuire les repas et de réchauffer la maison. J'adorais l'odeur du feu qu'on allume et celle des mets qui cuisaient tout doucement "sur le côté" comme disait ma mère. Une bonne soupe qui mijotait, ça c'était sympathique quand on revenait de l'école...Petit bonheur...Puis, quelques temps après, c'était le gros poêle "Choubersky" qui était mis en route ! Celui-là, il était à feu continu...On l'allumait en début de saison et il marchait tout l'hiver sans jamais s'arrêter....Ah bien sûr, il fallait le nourrir et il était assez gourmand, mais qu'est-ce qu'il chauffait bien toute la maison ! Sa porte vitrée avec du mica, nous laissait admirer une belle lueur rouge qui déjà vous réchauffait !

 

                         Et il y avait aussi les cheminées dans lesquelles on allumait un bon feu de bois et parfois de charbon. Chez mes parents on réchauffait les chambres ainsi...Le feu était un ami qui vous tenait compagnie ! Et je me souviens aussi de cette grande cheminée chez mes grands-parents en Lorraine, dans laquelle cuisaient côte à côte le repas des habitants et les pommes de terre du cochon qu'il était d'usage d'engraisser pour la St Nicolas ! Tous ces souvenirs d'enfance sont de bons souvenirs et ils ont une odeur que je crois encore sentir...

 

                         Dans des décennies, y aura-t-il des souvenirs aussi heureux ? Le chauffage central n'a "ni saveur, ni odeur"....mais j'avoue que c'est bien pratique et tourner un thermostat est tout de même moins fatigant et salissant que gratter les cendres d'un feu ! C'est ça le progrès...On ne peut tout avoir...

 

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