Jadis..

Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 13:38

                    Qui pouvaient "mener loin"...

 

                    Pourquoi, mais pourquoi des noms qui ne sont plus employés (à ma connaissance), me reviennent-ils à l'esprit sans crier gare ! Mystère des méandres du cerveau et surtout de la mémoire... Quand je crois me reposer, cerveau et mémoire travaillent et extirpent de mon esprit des mots très connus jadis...

 

                     C'est ainsi que le nom "saute-ruisseau" a sauté le pas et est venu prendre l'air et se rappeler à mes souvenirs ! Le saute-ruisseau ! ce très jeune coursier, encore enfant très souvent, était principalement employé par les notaires, les avoués, les huissiers et autres professions de ce genre. Il était chargé de faire les courses, de porter les plis de l'un à l'autre, d'aller parfois au Tribunal chercher des dossiers...C'est ainsi qu'un jour de 1er avril, mon père avait envoyé le saute-ruisseau de son Etude au Palais de Justice, chercher "la grosse du jugement dernier" ! (la grosse étant la copie intégrale d'un jugement). Comme entre-temps chacun le renvoyait qui chez un avoué, qui chez un avocat...le pauvre était revenu bredouille à la fin de la journée....Plus sérieusement, le saute-ruisseau avait des missions de confiance...Il devait être déluré, rapide, connaître parfaitement sa ville...Et en bonne santé ! il en faisait des kilomètres dans une journée ! Les canivaux d'alors n'étant pas ce qu'ils sont devenus, il devait souvent "sauter" par-dessus pour traverser une rue et ne pas se mouiller ! d'où sans doute son nom....

 

                        Un autre nom de profession m'est revenu également: celui de "petit mousse". Dans les professions du bâtiment, c'était le nom donné au très jeune employé, là aussi souvent à peine un adolescent, qui était chargé d'apporter aux maçons et autres ouvriers, les seaux d'eau, le ciment, la chaux, les matériaux divers...et aussi les "casse-croûte" aux moments de la pause...Je ne sais si ce nom est encore employé ?

 

                        Ces deux professions étaient surtout exercées par des très jeunes (13/15 ans ?). Mais oui, il n'était pas rare de voir des enfants travailler à cet âge...Les gens n'étaient pas riches. Mais qu'on ne s'y trompe pas...même de la première marche de ce "piedestal" on pouvait arriver dans la vie, avec du courage, de la bonne volonté et un certain sens des affaires...Mon grand-père, considéré de son temps comme "un Monsieur" assez connu et apprécié, avait démarré comme saute-ruisseau à...10 ans ! Puis, pas sot, il avait étudié tout en travaillant...Un des amis de mon père, Entrepreneur de Travaux Publics apprécié et très connu aussi jadis, était à 11 ans "petit mousse" sur un chantier....Dur avec lui-même, dur avec les autres, tout comme mon grand-père....Mais la réussite était à ce prix !

 

                          C'était une époque dure bien sûr...Mais ce qui comptait, c'était la valeur et pas le nombre d'années après le bac ! D'ailleurs, le bac n'était pas encore tellement couru ! Le travail manuel était reconnu, de même que le travail "tout court"....Tout change...

Par Geneviève Cotty - Publié dans : Jadis.. - Communauté : Ne pas oublier de se souvenir.
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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 15:23

                     Chansons d'antan...

 

                     Rien ne me plaisait à la radio ce matin ! Après avoir écouté les informations à la télévision, comme tous les autres jours je suis passée à la radio....Encore informations...pas de chance, je voulais de la musique, des chansons...enfin un peu de choses gaies. On ne peut pas dire que les actualités soient réjouissantes...Pourquoi alors, ne pas "fouiller"  dans mes CD ? Allons-y, j'ai le choix ! musique classique, opérettes, chansons d'hier et d'aujourd'hui...je suis très éclectique....Et me voici avec un coffret à la main "les triomphes de la chanson française". Là, j'ai le choix et parmi la vingtaine de CD contenus dans le coffret, je me décide pour "Les Rois du Music-Hall"...

 

                       Ah ! les chansons ne sont pas nouvelles et bon nombre de chanteurs que j'ai entendus ne sont plus de ce monde depuis longtemps déjà....St GRANIER et "Ramona", Jean LUMIERE et "La Petite Eglise", "Le Temps des Cerises", Henri GARAT, ALIBERT, et combien d'autres ! Je me retrouvais pour certaines chansons bien avant la guerre...Je croyais entendre mon père (qu'est-ce qu'il pouvait chanter !)..."La Petite Eglise" chantée par Jean Lumière me rappelait ma mère qui adorait ce chanteur et cette chanson...Que de souvenirs...Des chansons plus récentes dataient quand même des années 1940...Tout ceci était un peu vieux, mais tellement agréable et léger ! La gaîté était dans l'air et ça me donnait des ailes ! La musique ou cette impression d'être encore très jeune ? je n'ai pas approfondi la question (!) je me suis contentée d'apprécier !

 

                        Et voilà...j'avais des idées "roses" dans toute la grisaille actuelle. "Quand on s'promène au bord de l'eau" avec Jean Gabin, "Sous les toits de Paris" avec Albert Préjean, et dans "Les jardins qui nous attendent" avec Jean Tranchant, et tout ça à bord du "Petit train départemental"...la promenade ne peut être qu'agréable et insouciante...Je suis certaine que vous êtes de mon avis ! Alors, si vous en avez l'occasion, promenez-vous dans l'ancien temps par l'intermédiaire des chansons...ça vaut tous les médias du monde !

 
Par Geneviève Cotty - Publié dans : Jadis.. - Communauté : Ne pas oublier de se souvenir.
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Dimanche 6 novembre 2011 7 06 /11 /Nov /2011 17:36

                          Jeux de plein air...

 

                     En rencontre-t-on encore des enfants poussant devant eux un cerceau ? Je ne crois pas...Ce n'est plus la mode...Moi, je revois ces cercles en bois léger qu'on poussait avec un bâton, en courant pour les faire aller plus vite et surtout ne pas les faire tomber ! Pour les tout-petits, le bâton et le cercle ne faisaient qu'un...c'était comme une roue colorée, agrémentée d'une clochette, que le petit poussait devant lui...

 

                      Jeux de jadis, ils n'étaient pas électroniques ceux-là ! On y jouait dehors, dans les allées d'un parc ou d'un square. De même que les jeux de balles ou ballons (balle au chasseur, ballon prisonnier...et beaucoup d'autres). Ils occupaient les élèves pendant les récréations, manière comme une autre de se défouler...

 

                      Et les jeux de billes ? J'adorais ça et j'y jouais beaucoup avec mon frère beaucoup plus adroit que moi et qui me prenait souvent mes "calots" ou les belle billes en verre coloré...Si je me souviens bien, il fallait dix billes pour avoir un calot...A ce rythme, votre sac de billes diminuait vite...et les pleurs n'étaient pas loin...

 

                       Pourquoi ce petit retour en arrière ? Parce qu'hier j'ai parlé de rajeunissement ? Les cellules de mon cerveau se sont senties jeunes et m'ont rappelé ces jeux...C'était il y a si longtemps ! Mais c'est bon de se souvenir !

 

                     

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Jeudi 29 septembre 2011 4 29 /09 /Sep /2011 11:22

                                         Qui me dira ?

 

                     Pourquoi ce matin, me suis-je souvenue de cette période ? Il est vrai que je me repasse ma vie "en boucle" et que je me souviens de faits qui, s'ils semblent sans importance, en avaient à l'époque de notre jeunesse. Et voilà comment le premier pantalon long de mon frère m'est revenu en mémoire ! Comme tous les garçons de son temps, il portait des pantalons courts (mais qui arrivaient quand même aux genoux !). Il allait avoir 15 ans et mon père a pensé que l'heure était venue pour lui de s'habiller en homme...C'était ainsi...les parents décidaient et vous obéissiez ... Bon, pour en revenir au pantalon long et dans la foulée, à un costume...le magasin qui s'imposait était La Belle Jardinière, rue de Rivoli à PARIS . Beau magasin de prêt à porter et même de "sur mesures"...A cela deux raisons, la première étant que mon frère allait dans un collège où l'uniforme était obligatoire et que la Belle Jardinière était spécialisée dans tout ce qui était uniformes de tous horizons...La deuxième, c'est que mon père aimait la qualité et que là, elle était bien présente.

 

                        Les voici donc partis un jour jusqu'à PARIS (nous habitions en banlieue), tous les deux, entre hommes ! Le choix était déjà fait en partie : l'uniforme était bleu-marine, la forme commune à tous les élèves...Classique donc ! Mon frère laisse faire...il n'était pas trop coquet alors et avait confiance dans les choix du père. Et un pantalon supplémentaire, les pantalons courts devant rejoindre le coffre aux souvenirs...Et pourquoi pas, pour le dimanche, une belle cravate ? ça c'était du supplément, un cadeau paternel. Et là, c'était à mon frère de choisir...Désespoir de mon père, André se moquant absolument et de la qualité, et de la couleur...Heureusement que le guide était là ! La cravate a été très belle...

 

                         Et voilà l'héritier du nom habillé enfin comme un homme...Exit le petit garçon...Avait-il pris goût à la tenue, mais de ce jour, il était devenu coquet...Ou bien commençait-il à s'intéresser aux jeunes demoiselles ? Elles, s'intéressaient à lui... C'est fou ce qu'une vie peut basculer pour la longueur d'un pantalon ! Enfin, c'était comme ça avant ! Avant quoi ? avant la guerre, quand nous étions jeunes et que nous obéissions à nos parents, quand il y avait des étapes dans la vie, pantalons longs pour les garçons, bas pour les filles....et tant d'autres. Il y avait temps pour tout.

 

                          Tout a évolué, certaines choses en bien, d'autres étant à revoir...Ainsi va la vie .....

 

                                

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Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 11:48

                    

                      Temps anciens ou...ancien temps ?

 

                     Je pense à ma jeunesse, surtout à mon enfance...C'est l'ancien temps pour beaucoup de personnes...mais ça fait partie des temps anciens ! ces temps qui font partie de l'Histoire maintenant....Mais oui, je suis arrivée dans cette vie dans le "premier quart" du vingtième siècle ... Déjà ! A vrai dire, je ne m'en rendrais pas compte si tout n'avait tellement changé ! Ma mère a été obligée de m'emmailloter, de me "ficeler" comme un roti, des pieds à la tête ! de me mettre un tas de couches de catégories différentes...enfin, je ne m'en souviens plus, ce qui m'importait à l'époque, c'était l'heure des repas (lait obligatoire, maternel de préférence). Entre deux têtées, elle faisait le ménage et les repas, sans aucun appareil électroménager...Tout à la force des bras....Certains même n'avaient ni électricité ni gaz....simple cuisinière permettant en revanche de faire une cuisine "mijotée"....C'est du passé ou presque...

 

                      Petit à petit, nous sommes devenus des enfants, habillés par leur maman qui ajoutait à ses devoirs ménagers le tricot et la couture ! Impeccablement tenus, les bambins poussaient, allaient à l'école où ils apprenaient la manière de se débrouiller dans la vie tout en étudiant l'histoire de France, la morale, l'instruction civique, le calcul, la grammaire etc...je cite dans le désordre mais les matières à apprendre ne manquaient pas... Arrêt de quelques années, de 1939 à 1945, tout au moins, notre progression était un peu freinée ! Nous avons alors appris l'art et la manière de vivre sans rien ou presque....

 

                       Et la guerre, puisqu'il faut bien l'appeler par son nom, a enfin cessé. Les progrès dans tous les domaines sont venus. Les femmes ont eu à leur disposition pour tenir leur maison et leur famille, des objets plus utiles les uns que les autres....chers quand même...Mais la possibilité d'acheter "à tempérament" comme on disait alors, a permis des acquisitions auxquelles personne n'aurait pensé avant...Le crédit, ami et ennemi....La vie n'a plus été la même du tout...Aidée dans son ménage, la femme n'est plus restée à la maison mais a eu un travail à l'extérieur...Et il fallait bien payer tous ces nouveaux objets et la voiture devenue indispensable ! Et les femmes avaient prouvé pendant la guerre qu'on pouvait compter sur elle...Elles ne voulaient plus être simplement de gentilles épouses, mères de famille gardiennes du foyer...Elles ont obtenu un peu de considération...(Il reste pas mal à faire !)...

 

                        Les progrès continuent à arriver ! Tout le monde a le téléphone, ce qui n'était pas jusque dans les années 1960...Il fallait alors souvent deux ans pour pouvoir obtenir cet objet tant convoité !

 

                        Nous avons été heureux malgré tous ces "manques"...On n'a pas envie de ce qui n'existe pas ! Sommes-nous plus heureux maintenant ? L'ancien temps basculera bientôt dans "les temps anciens"...La roue tourne...

Je profite de tous les progrès actuels et je remercie les inventeurs...mais je ne renie pas mon époque... Comparer n'est pas critiquer....


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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 15:57

 

                    15 Juin 1933...

 

                    En comptant juste...ça fait 78 ans aujourd'hui que j'étais la "reine de la fête" à la maison ! Ce jour-là, je faisais ma communion solennelle dans cette vieille église de JUVISY  qui datait du XIIIème siècle et que je trouvais si jolie....Toute la famille était réunie pour cette étape que je franchissais...Je laissais la petite enfance et allais me diriger vers l'adolescence... Comme toutes les petites filles de l'époque, j'avais revêtu cette robe blanche en mousseline, et le voile. Mes parents m'avaient bien expliqué la valeur de la communion solennelle, mais...j'avoue que la robe avait pour moi son importance également ! On ne peut pas demander aux filles de faire fi d'élégance ! Et cette robe, nous la trouvions élégante ! Un vrai gâteau à la crème !!! Enfin, c'était la mode d'alors....

 

                    Cette vieille église que je connaissais si bien, elle n'existe plus ! Personne ne voulait prendre en charge les réparations absolument nécessaires (elle tombait en morceaux sur les fidèles...) et elle a dû être démolie en 1934. Une autre église a été reconstruite avant la guerre et a subi des dégâts lors du bombardement du 18 avril 1944....Réparée, elle est bien aussi, mais ce n'est pas "la mienne" ! On s'attache que voulez-vous ! Je sais qu'en 2008 il y a eu des cérémonies pour fêter les 70 ans de cette nouvelle église qui a une histoire et dont la reconstruction est due à son Curé d'alors et aussi à tous les habitants de JUVISY...C'est une oeuvre commune...J'avais été invitée à cette commémoration, mais c'était un peu compliqué pour moi de "monter à PARIS" en début d'hiver....Le poids des ans freine un peu l'activité !

 

                      Aujourd'hui, cette date du 15 juin me fait souvenir de tout ce qui s'est passé ce jour-là...Souvenirs d'enfance...

 

                      

 

                    

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Vendredi 8 avril 2011 5 08 /04 /Avr /2011 16:55

                    Air connu....

 

                    Cette chanson qui date déjà de quelques années, me semble tout à fait justifiée ces jours-ci ! Il fait beau, il fait chaud, tout fleurit ou refleurit, les feuilles des arbres s'ouvrent et grandissent à vue d'oeil ! Si l'actualité n'était pas là pour rabaisser un peu notre moral, nous pourrions dire que nous coulons des jours heureux, des jours de vacances...Or, qui dit vacances, dit arrêt du travail ! Donc, il fait trop beau pour travailler !

 

                      Et évidemment, ce beau temps me fait penser à l'époque heureuse de mon enfance. On commençait à moins se couvrir pour aller à l'école et à jouer dans le jardin simplement vêtus de gros pulls, de jupes pour les filles et de pantalons courts pour les garçons ! Je me souviens que lorsque je revenais de l'école, nous n'avions plus droit au lait chaud, mais le "coco" commençait à faire son apparition ! Le coco, cette boisson au goût de réglisse ,anisé, sous forme de poudre que l'on mettait dans l'eau ! Nous adorions ça ! Annonciateur de l'été, cette boisson était appréciée de tous les enfants ! A mon école, quand on restait à l'étude du soir, pendant la récréation du goûter, on pouvait s'en procurer pour le prix de...1 sous (5 centimes d'alors) le verre ! C'était une surveillante qui le préparait dans un broc et le distribuait ensuite ! Pas besoin de sodas, cocas et autres pour être heureux ! 

 

                        Même s'il faisait trop beau pour travailler (ce qui ne se chantait pas encore) les devoirs du soir étaient bien présents et à faire impérativement ! Mais les jours qui rallongeaient, le soleil qui se montrait, la nature qui renaissait, nous aidaient à mieux travailler et...Il y avait au bout la récompense : les jeux dehors jusqu'au dîner !

 

                         Pour l'instant, j'applique le conseil de la chanson et mon "travail" va s'arrêter là....A bientôt !                 

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Mercredi 23 mars 2011 3 23 /03 /Mars /2011 10:46

                    Au temps des années 1930....

 

                    La mode était...ce qu'elle était ! A l'époque on trouvait ça joli. Il en est ainsi de presque toutes les modes. Dans presque tous les intérieurs, trônaient bien en évidence ces deux êtes indissociables : Pierrot et Colombine... Ils pouvaient être représentés par deux poupées "en chiffon" représentant le couple, par des coussins sur lesquels ils étaient brodés...Poupées ou coussins étant posés sur des fauteuils, des canapés, ou sur un lit....

 

                     Chez mes parents, je revois ces deux coussins que ma mère avait brodés...Pierrot et Colombine avaient tous deux une calotte en velours noir, et une collerette différente pour chacun. Leur visage était brodé, les yeux surtout...Elle était très belle Colombine, des yeux de velours avec de grands cils ! J'étais enfant et je les trouvais magnifiques. Et je me souviens que ma mère avait beaucoup travaillé sur cette "oeuvre" ! Les coussins, assez grands et bien rembourrés, étaient posés de chaque côté du canapé...ça meublait !

 

                      C'est qu'à cette époque, les femmes étaient très coquettes pour leur intérieur. Combien de broderies diverses, de dentelles faites "maison", étaient posées sous les bibelots ! Du travail pour les faire, du travail pour les entretenir...il fallait les amidonner après lavage et les repasser aussitôt...Tiens, ça me fait penser que les rideaux aussi devaient être amidonnés avant repassage...J'ai eu droit à ce genre de sport au début de mon mariage, avant que n'apparaissent les voilages en Tergal....

 

                      Je me suis un peu écartée de Pierrot et Colombine...tout s'enchaîne. Un souvenir évoqué en amène un autre ! Beaucoup de femmes restaient à la maison et leur rôle était alors de s'occuper du mari, des enfants, de l'intérieur. Elles avaient bien du travail...travail non partagé, le mari ne s'occupant pas beaucoup de ces questions !

 

                      Pierrot et Colombine, on ne voudrait pas de vous maintenant pour la place d'honneur sur un fauteuil ! mais vous mettiez une petite note de gaîté et de fantaisie....Vous étiez "à la mode" ! alors, on acceptait tout de vous !

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Mardi 18 janvier 2011 2 18 /01 /Jan /2011 13:30

                    C'était il y a quelques années déjà...

 

                    On les appelait "les concierges" dans les immeubles...Elles étaient alors indispensables et surveillaient tout et tous. La concierge, appelée irrévérencieusement par les "titis" parisiens "la bignole"...Ce mot d'argot qui nous venait de je ne sais où... Elle était omniprésente. Sa loge, pièce exiguë la plupart du temps et qui lui servait d'appartement, donnait directement sur le couloir et la montée d'escalier...Elle ne pouvait que vous voir et, au besoin, vous réprimander si vous n'aviez pas essuyé vos pieds ou pour toute autre raison non conforme aux bonnes règles et aux bonnes moeurs...

 

                      Installée là par le propriétaire de l'immeuble, aucun locataire ne lui était inconnu. Même chose pour tous les coins et recoins de la maison, de la cave au grenier, elle régentait tout. C'était son rôle, ce pour quoi elle avait été installée aussi chichement...Chargée en outre de tout le ménage des parties communes de l'immeuble, elle lavait, encaustiquait les escaliers, faisait briller cette magnifique boule de cuivre qui se trouvait en bas de la rampe de l'escalier. Ah, cette boule, on aurait pu se mirer dedans...Elle travaillait beaucoup plus que 35 heures par semaines, puisque, même la nuit, elle risquait d'être dérangée ! A partir de 22 heures en principe, la porte cochère de l'immeuble était fermée, et si on voulait rentrer chez soi (ou aller chez un locataire) il fallait décliner son nom après avoir tiré sur la sonnette et avoir dit cette phrase archi-connue "Cordon s'il vous plaît". C'est qu'on ne rentrait pas comme on voulait, la nuit, dans un immeuble. De son lit, où elle avait un cordon qui ouvrait la porte, elle vous permettait d'entrer après s'être bien assurée que vous n'étiez pas un cambrioleur !

 

                         Les immeubles modernes l'ont supprimée pour la remplacer par des interphones et autres moyens d'entrée, genre badges...Plus personne ne vous répond... Et pour les enfants qui rentrent seuls à la maison, père et mère travaillant à l'extérieur, plus moyen de compter sur cette personne si serviable tout en bougonnant, mais combien efficace...Que votre fils ou votre fille prenne la poudre d'escampette pour aller retrouver copains/copines, plus personne ne vous préviendra...La concierge, mais c'était la "surveillante générale" de tout immeuble ! Rien ne lui échappait... Au fait, quel était son salaire pour tout ce travail ? sûrement pas à la hauteur des services rendus...Mais je crois qu'elles aimaient leur métier. Et elles étaient logées (mal), défrayées des frais d'électricité (heureusement car il fallait la lumière toute la journée dans la loge)...

 

                           Ce métier faisait partie des anciens métiers, les "petits métiers" comme on disait ! Petits peut-être, mais presque indispensables...

 

                           C'était encore un "temps que les moins de vingt ans (et même plus" ne peuvent pas connaître"....Temps de ma jeunesse...

 

 

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Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 15:49

 

                                        Souvenirs heureux...

                                       

                                        Je viens de voir à la télévision un extrait d'une comédie musicale jouée (ou qui va être jouée) au Théâtre Mogador je crois...Et, je ne sais pourquoi j'ai repensé aux opérettes de jadis, et surtout à la première opérette vue par moi, alors que j'avais environ 9 ans ! C'était donc il y a quelques jours déjà !

 

                    Mes parents nous avaient emmenés, mon frère et moi, au Châtelet pour une représentation de "SIDONIE PANACHE" ... Peut-on s'imaginer ce que cela représentait pour un enfant de l'époque, un théâtre alors prestigieux ? les décors, la musique et tous ces acteurs virevoltant, déclamant, chantant, nous n'avions encore jamais vu pareil spectacle !...C'était un monde enchanté ! ... L'histoire ? je m'en souviens à peine, mais le merveilleux était là et cette Sidonie Panache était bien attachante...Les acteurs se nommaient entre autres Loulou Hégoburu et surtout l'inénarable BACH, comique troupier qui nous faisait rire aux larmes ! Nous n'étions pas blasés à l'époque...Je me souviens que les faits se passaient en Algérie, au moment de la conquête de ce pays et que sur la scène du Châtelet on voyait outre les spahis, des chevaux qui galopaient ! Si mes souvenirs sont exacts, tout n'était qu'illusion, un tapis roulant donnait l'impression de ce galop ! Mais nous étions jeunes et ne cherchions pas "midi à quatorze heures" ! pour nous, les chevaux galopaient ! et les arbres avançaient aussi !

 

                      Une réplique m'est restée, accompagnée de l'image incrustée dans ma mémoire : alors qu'un officier avait demandé à un soldat joué par Bach de monter la garde à un poste très dangereux, il lui dit "mon petit, dictez-moi vos dernières volontés..." pas très encourageant...Alors Bach avait répondu "mon capitaine, c'est que vous preniez la garde à ma place" !!! Mon frère et moi avions retenu cette phrase qui nous avait tellement amusés....

 

                      Opérettes de jadis, quels souvenirs vous m'avez laissés. J'en ai vu bien d'autres par la suite : Rose-Marie, Nono Nanette, La Veuve Joyeuse, l'Auberge du Cheval Blanc et d'autres dont les titres me reviennent quand ils veulent bien ! Combien vous mettiez l'esprit en joie..Pas de drames, toujours dans la bonne humeur...Théâtres du Châtelet, théâtre Mogador, Théâtre de la Gaîté Lyrique et d'autres...passer un après-midi ou une soirée de dimanche dans vos murs, c'était le bonheur !

 

 

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