Partager l'article ! L'école de mon enfance....: &nb ...
Souvenirs d'un temps lointain...
C'est si loin et il me semble que c'était
hier ! Le temps passe si vite. Et pourtant, bien des années se sont écoulées depuis l'époque où, toujours courant, je rejoignais l'école. Non, ne vous méprenez pas, je n'étais pas tellement
pressée de la rejoindre, mais j'étais toujours en retard .... malgré les remontrances de mes parents... Ai-je changé à cet égard ? Je ne m'aviserai pas de l'affirmer... Je crois toujours que
j'ai le temps de faire un tas de choses avant de partir, question d'évaluation !
Donc j'arrivais à l'école où je
retrouvais uniquement des camarades filles, on ne "mélangeait" pas les deux sexes à cette époque !Ah mais, on ne sait ce qui peut arriver avec des enfants de 6 à 10 ans surtout ! La cloche
sonnait, manoeuvrée par l'institutrice "de service". Je crois que chacune faisait ça à tour de rôle, par semaine. Et vite, on se mettait en rang, en silence s'il vous plaît, et en avant ! en
passant devant la maîtresse, petit coup de tête pour la saluer et nous arrivions en classe. Là, se trouvait déjà une élève, de service également, qui était responsable du tableau, l'essuyait, le
lavait, le préparait... L'institutrice inscrivait au tableau une phrase de morale...C'était indispensable et ça nous donnait des directives pour nous comporter selon les règles, envers nos
parents, nos camarades, nos maîtres, notre pays ! C'était l'éducation d'alors, celle de l'école s'ajoutant à celle donnée par les parents... Et venaient les cours ! En tout premier lieu,
récitation des tables de multiplication ... Ceux qui se souviennent du sketch du chansonnier Jacques BODOIN, ont un aperçu exact de cette épreuve ! ça chantonnait dur, l'air était toujours le
même, mais le résultat était là ! Il fallait savoir par coeur...Puis séance de calcul mental...ça, j'adorais... Et tous les jours une dictée...non préparée (ça ne se faisait pas). Puis calcul,
arithmétique...Entre temps, l'élève "de service" avait ramassé les cahiers du soir, sur lesquels nous faisions nos devoirs à la maison...et on corrigeait ensemble....Et on récitait les leçons
(attention, danger quand on n' était pas trop sûre de soi !).
Il y avait les récréations pendant
lesquelles on se défoulait en courant dans la cour et en criant très fort...il fallait bien rattraper le temps perdu à être sages dans la classe ! L'après-midi, reprise des cours à 13 h 25
(c'était précis). Réservé plutôt à l'histoire, la géographie, les sciences (appelées leçons de choses), la rédaction, la poésie, le chant, le dessin...Les programmes étaient hyper-chargés ! Et en
plus pour les filles, leçons de couture obligatoires : apprendre à repriser, à coudre des boutons, à faire d'autres petits travaux de couture dont la broderie et le canevas...(je crois que les
garçons avaient atelier...bricolage Messieurs !). Pour la petite histoire, c'est à l'école que j'avais appris à faire des brassières, ce qui m'a bien servi quelques années plus tard ! La couture
était réservée au mercredi après-midi et au samedi après-midi tout comme des cours d'enseignement ménager de temps à autre...
Repos bien mérité le jeudi, mais
avec des devoirs à faire à la maison. Le Samedi, il n'y avait pas d'étude. Tout le monde quittait les lieux à 16h25 ! (et non pas 30 sans doute pour une question de répartition des heures
obligatoires à effectuer...le compte devait être bon !)
C'était notre vie d'écoliers et
écolières. Nous apprenions beaucoup de choses car il fallait penser à tous ceux qui quittaient l'école après le certificat d'études et qui devaient avoir reçu un minimum d'instruction. Et, à bien
y réfléchir, étions-nous moins instruits alors ? Nous avions des bases, solides, pratiques... Tout a changé dans l'école comme ailleurs. Les "progrès" sont passés par là !
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