Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /Jan /2010 15:06
                                       "Le commissaire est bon enfant"...

                    Que de titres qui rappellent des comédies ! Et pour moi, qui me font penser à une époque de ma vie, alors que je travaillais dans un commissariat de Police en région parisienne ! Tout n'y était pas dramatique, surtout pas le "patron" qui y avait été nommé très peu de temps après la Libération. Il était absolument charmant et débonnaire. Il arrivait même à faire la joie des prévenus en instance au commissariat ! D'abord, il ne les connaissait pas ! Quand il arrivait dans le bureau des Inspecteurs, il donnait une poignée de mains à tout le monde, puisqu'il ne savait pas qui était qui ! Tant pis s'il y avait un intrus qui n'émargeait pas sur les rôles en fin de mois...C'était un ancien officier de l'armée qui attendait de réintégrer une unité...Il était en transit ou se considérait comme tel.

                     Nous n'étions que trois jeunes filles au commissariat. Peu de temps avant, les femmes n'avaient pas accès à un poste quelconque, même à un travail dit "de bureau". Mais comme les hommes manquaient cruellement à cette époque (entre les prisonniers et ceux qui se cachaient) la gent féminine avait été jugée apte à briguer des postes de secrétaires auxiliaires, dactylos, téléphonistes. Paperasserie en un mot ! Alors, notre joyeux commissaire, qui aimait la guitare et les chansons, venait le soir vers 18 heures (on le voyait très peu avant !), apportait sa guitare et nous gratifiait d'un concert improvisé ... Et il ne manquait jamais d'ajouter "Pensez Mesdemoiselles que je suis certainement le seul Commissaire de Police de Seine-et-Oise, que dis-je de Seine-et-Oise ? mais de la France entière, à jouer de la guitare le soir à son personnel" !!! Ça, on en était persuadées, mais ça changeait de la machine à écrire ! Tout son répertoire y passait.... Dommage, il n'est pas resté très longtemps...l'Armée française avait besoin de ses talents ! Mais, très franchement, on appréciait, après toutes ces années de contraintes. On dit que la musique adoucit les moeurs, et nous avions 20 ans !

                      Ce commissaire "hors normes" a certainement laissé de bons souvenirs aux petits truands de l'époque qu'il ne dérangeait pas trop ! Et aux employées femmes donc ! On n'en  espérait pas tant ! Aubade gratuite et...officielle (ou presque).

                      C'était un souvenir de fin de guerre...Musique à gogo, après toutes les restrictions, c'était bon à prendre !
Par Geneviève Cotty - Publié dans : jadis et humour - Communauté : Ne pas oublier de se souvenir.
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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 15:54

                    Les engelures...

                    Le froid semble vouloir marquer le pas. Ouf ! Entre la neige, le verglas, les températures négatives...nous étions tous touchés. Et moi, je me souviens de cet hiver 1941, alors que nous n'avions pas de chauffage, presque pas de nourriture..., qu'il était difficile d'admettre toutes ces privations et qu'il fallait en plus subir les inconvénients des grands froids ! L'hiver avait été rude (comme tous ceux de guerre d'ailleurs)...). Les inconvénients, ils étaient nombreux : froid aux pieds, froid aux mains, froid au corps et le tout sans possibilité de se réchauffer...Maisons glaciales, bureaux à l'identique ... Bien sûr, on mettait de grosses écharpes, deux paires de gants, deux paires de chaussettes ou socquettes...Rien n'y faisait.

                     Et voilà que je me mets à avoir très mal aux pieds, notamment aux talons...Pour se chausser, ce n'est pas le rêve...Pieds rouges, crevassés...je vais voir le médecin...diagnostic : engelures ! Les engelures, ça provient du froid, de carence alimentaire (là, nous étions servis) et pour les soigner à l'époque, ce n'était pas facile. Impossible de me chausser le matin, mes pieds ne voulant plus entrer dans mes chaussures. Nous ne nous entendions plus ! Bien sûr, j'ai eu droit à un traitement notamment de pommade...mais pas très efficace ! Heureusement, je travaillais chez un ami de mes parents qui habitait tout près de chez nous (deux maisons plus loin) et...j'allais travailler en chaussons que j'enfilais comme des savates !!! Quelle élégance à 18 ans. Je n'avais pas le choix...Et toujours cette douleur lancinante. Moi, quand j'ai mal aux pieds, je ne pense qu'à ça ! Mon cerveau se bloque ! Et au diable la coquetterie, j'avais trop mal ... Je n'étais pas la seule, cela faisait partie de la panoplie des inconvénients de l'occupation !

                      Nos maisons, chauffées maintenant, renvoient au rayon des souvenirs désagréables les hivers de guerre. Mais je n'oublie pas que des gens couchent dans la rue, au grand froid...Mais si cela ne s'appelle pas la guerre, ce n'est pas mieux.

Par Geneviève Cotty - Publié dans : il était une fois... - Communauté : Ne pas oublier de se souvenir.
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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /Jan /2010 11:51

                                        Solution toute simple....

                    C'était un dimanche. Nous allions déjeuner chez mon père et sa deuxième femme que mes enfants n'aimaient pas du tout ! Ils adoraient leur grand-mère et il leur était difficile d'accepter cette remplaçante...Nous leur faisions "la leçon" avant de partir, ce qui n'était déjà pas drôle...Mais leur grand-père les aimait beaucoup et les enfants le lui rendaient bien...Il fallait donc ne vexer personne ! Trop long à expliquer et sans intérêt...

 

                     Les enfants vont dans le salon, alors que nous nous tenions près de mon père dans la salle à manger. Notre plus jeune fils revient avec un beau sourire et dit "Papy, il y a dans le salon des petits soldats Mokarex" (trouvés dans le café du même nom), c'est pour qui ? Réponse du grand-père: "C'est pour toi, A...te les a mis de côté". Pas de réponse de la part du gamin...Au nom de l'éducation, nous relevons cette impolitesse et en choeur, mon mari et moi ajoutons "qu'est-ce qu'on dit Philippe"? Toujours pas de réponse et notre fils repart en courant dans le salon. Il revient deux minutes plus tard, l'air triomphant et jette à la cantonade "Je n'ai plus besoin de dire merci, je les ai donnés à Anne-Marie" ! Oh là là, nous n'étions pas à l'aise du tout...on frôlait l'incident diplomatique...et la fessée n'était pas loin ! Heureusement que ma fille est arrivée, a sauvé la situation et plus diplomate que son frère, a dit ce merci tant attendu. L'incident était clos...pour le moment. On en reparlerait plus tard, à la maison, entre nous !

                      Les enfants sont parfois intransigeants, plus que les adultes...Ils ne sont pas compliqués eux : ils aiment ou ils n'aiment pas. A-t-on raison de les mettre dans des situations qu'ils ne peuvent maîtriser ? Ce jour là, si nous étions officiellement fâchés, officieusement nous admirions ce gosse qui avait osé laisser apparaître ses sentiments et ne reniait pas sa grand-mère...J'aurais bien aimé pouvoir en faire autant ...

Par Geneviève Cotty - Publié dans : il était une fois... - Communauté : Ne pas oublier de se souvenir.
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Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /Jan /2010 16:59

                    Je voudrais bien ...

                    C'est ce que j'appelle "un jour sans"...Sans idées pour écrire, sans l'envie de faire quelque chose d'utile. De la bonne volonté, j'en ai, mais pas de volonté tout court ! Le temps peut-être...gris, froid...Les nouvelles du monde et de France...Rien ne prédispose au sourire. Mes souvenirs eux-mêmes, si actifs parfois, semblent vouloir se reposer. Alors, laissons-les tranquilles.

                     J'ai essayé de trier quelques photos qui sont en double ou en triple sur mon ordinateur (je ne sais par quel hasard...l'ordinateur fait ce qu'il veut, c'est bien connu...) Même pour ça, je traîne...

                     Décidément, ce n'est pas le jour ! Alors, rendez-vous à demain peut-être....Repos.

Par Geneviève Cotty - Publié dans : le temps présent
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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 13:52

                    Plus rien...

                    Haïti vit un cauchemar...A une échelle moindre, je crois pouvoir ressentir ce que les rescapés supportent...Il faut avoir vécu un épisode similaire dans sa vie pour bien comprendre la douleur, le désarroi, l'impression d'anéantissement des habitants de ce pays déjà tellement touchés par la pauvreté...Rien, ils n'ont plus rien...Famille, biens, objets de première nécessité, tout a disparu en grande partie. Des familles séparées par la mort, par la peur en tentant d'échapper à ce désastre, des blessés par milliers attendant des secours...

 

                     Il y a bientôt 66 ans, nous vivions ce drame en banlieue parisienne, lors du bombardement de la gare de triage de JUVISY/ATHIS...Pour nous, le malheur venait du ciel, pour les habitants d'Haïti, il vient du centre de la terre. Mais, que de similitudes ! des lendemains de recherches où l'on compte ses disparus, ses morts, ses blessés...On essaie de retrouver dans les décombres le moindre petit objet de valeur ou sans valeur du tout...et, qui sait, peut-être un proche "simplement" enseveli et qu'on pourra dégager de ces amoncellements de gravats hétéroclites...On se raccroche à tout, même à la prière pour les non-croyants...Et s'il y avait un miracle ?

                      Oui, je ne peux m'empêcher de penser à eux tous et de comparer. Le malheur est le même et heureusement, la solidarité semble être présente ici, comme elle l'avait été pour nous. Ça aide bien à vivre...si ça n'efface rien.

                      

Par Geneviève Cotty - Publié dans : Jadis et maintenant - Communauté : Ne pas oublier de se souvenir.
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 10:53
                                       Un petit pincement au coeur !

                    C'est fini ! l'époque des fêtes se termine...Aujourd'hui, je dis adieu à mes décorations de Noël et surtout à la crèche que je fais tous les ans...Mais tout a une fin...La vie doit reprendre son cours...Cette crèche que mon mari faisait si grande...un vrai village provençal avec ses habitants, le maire, le curé, le ravi, et tous les autres... et ensuite les rois mages ! Moi, je la fais beaucoup plus petite, mais elle crée quand même cette atmosphère spéciale à cette période de l'année. Et quelques guirlandes par-ci, par là, quelques boules de couleur, et voilà une maison "décorée"...C'est un bien grand mot. Plus de sapin, plus tout ce monde qui venait à la maison...Mais c'est la vie...Et j'ai un petit pincement au coeur à l'idée d'emballer tous ces petits sujets qui vont réintégrer leur boîte jusqu'à l'année prochaine...Puis-je leur donner rendez-vous ? 

                      Je me souviens des Noëls de mon enfance...L'habitude n'était pas alors de décorer les maisons, ni même de faire un sapin ! mais il flottait un air de fête, fête familiale surtout...Dehors, les vitrines des magasins étaient illuminées, décorées...Les rues étaient bien éclairées et on attendait le 25 décembre avec impatience...Et pour les enfants, tout comme maintenant, pas d'école. Il nous fallait bien 15 jours de vacances pour tout d'abord préparer ce grand jour et ensuite profiter de ce que le père Noël avait apporté...Poupées, mécanos, boîtes de jeux de société. C'est qu'on y jouait beaucoup aux jeux de société alors ! Loto, nain jaune, jacquet, roulette, et bien d'autres...Je me souviens de cette belle et grande boîte que mon frère et moi avions eue, pour nous deux puisque c'était un très beau cadeau...le partage était de mise alors...Et nous étions si heureux ! Ah oui, c'était une belle époque, nous en parlions longtemps avant et après !

                      Et voilà, pour cette année...rangeons tout. Il reste les souvenirs de la famille avec laquelle j'ai passé de bons moments, la famille qui m'a téléphoné, ceux qui m'ont écrit...Je crois que rien ne fera que Noël ne reste pas une fête familiale. Même les plus "endurcis", les plus modernes, tiennent par dessus-tout à cette ambiance, aux retrouvailles, à cette période de trêve qui n'est pas uniquement celle des confiseurs...On retrouve alors son âme d'enfant.

                       Adieu Noël 2009...vive Noël 2010 !IMG_0131.jpg
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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /Jan /2010 11:32

                                       On en parle....

                    Depuis deux jours, les médias nous parlent des inondations de PARIS et de sa région, en janvier 1910. Je n'ai pas connu, mais j'en ai beaucoup entendu parler par mon père qui nous racontait comment la vie se passait alors, et par des oncles et tantes de mon père, habitant JUVISY, ville qui n'avait pas été épargnée ! Ah ces inondations...Si je n'ai pas connu celles de 1910, j'en ai connu d'autres, notre maison à JUVISY étant en zone inondable ! L'eau arrivait par infiltration avant même que la Seine déborde ! Combien de fois ma mère, en descendant le matin pour aller chercher du charbon à la cave, se trouvait...sans charbon, mais avec de l'eau jusqu'aux genoux ! 

                     Je me souviens très bien de l'inondation de l'hiver 1931. Nous ne pouvions plus sortir de chez nous...Les soldats du Génie étaient venus et venaient nous ravitailler en barques, ces barques servant aussi à véhiculer les gens obligés de sortir pour leur travail notamment. L'eau était montée en pleine nuit et je me souviens que mon père était allé secourir des voisins habitant en face de chez nous, et dont la maison était de plain-pied. Notre voisine criait au secours et mon père avait ramené à la maison ses trois enfants...L'eau dévastait tout.... Des tréteaux avaient été installés dans notre jardin pour la construction de passerelles provisoires. Je crois, si ma mémoire est bonne, que cette année-là, il y avait eu aussi des inondations à Toulouse, tout aussi graves. 

                      J'en ai connu à nouveau au printemps 1955...A nouveau appel aux soldats du Génie, et les barques naviguant dans les rues transformées en canaux !

                      L'eau me fait peur ! rien ne l'arrête et elle monte très vite, c'est impressionnant. Nous avons vécu cela également à ABLON, l'hiver 1944/1945...La maison où nous habitions était au bord de la Seine, laquelle avait allègrement quitté son lit...et nous avions dû quitter la maison pour aller nous réfugier chez des amis à quelques kilomètres de là....Nous qui avions été bombardés quelques mois avant !

                      Ce sont des souvenirs d'enfance et de jeunesse, souvenirs mouillés...Cela fait partie des catastrophes dont on reparle 100 ans après : 1910...2010 !

Par Geneviève Cotty - Publié dans : Jadis et maintenant - Communauté : Ne pas oublier de se souvenir.
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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /Jan /2010 10:37

                    Il s'agit d'un temps que les moins de vingt ans...

                    Toujours ce "la" qui a fait tilt dans mon esprit ! Et me voilà repartie dans mes souvenirs...Un nom m'a frappée il y a quelques jours, au cours d'un jeu télévisé : Paul Deschanel ! Je ne l'ai pas connu, mais lorsque j'étais enfant, on parlait encore beaucoup de lui...en chanson ! 

                    Il avait été Président de la République (de la 3ème), au cours de l'année 1920. Et il lui était arrivé un accident, disons plutôt un incident, au cours d'un de ses voyages en France. Se rendant à Montbrison, par train de nuit, et alors qu'il était en pyjama, il est tombé par la portière du wagon ! A la suite de quoi ? malaise ?...l'a-t-on jamais su ? Mais, une brave garde-barrière lui a alors donné asile, n'en croyant pas ses yeux ! Un homme se présentant comme Président de la République, en pleine nuit, dans cette tenue...ce n'était pas courant ! Imaginons la même chose maintenant...Que de quolibets ! les médias seraient officiellement compatissants, mais combien heureux de l'aubaine ! Il y en aurait des choses à dire...Mais je suis sotte, notre Président ne prend pas le train et, s'il tombait d'un avion en pyjama, ce qui serait déjà une tenue un peu spéciale, je n'ose imaginer dans quel état on le retrouverait !

                      Pour en revenir à Paul DESCHANEL, bien sûr, les journalistes de l'époque en ont parlé, mais ce sont surtout les chansonniers qui se sont emparés de cette affaire qui les réjouissait il faut bien le dire, et (je ne sais pas lesquels) en ont fait une chanson qui se chantait encore beaucoup lorsque j'étais très jeune. Mon père ne s'en privait pas....En voici un aperçu, si ma mémoire m'est fidèle !

                      "Monsieur Paul Deschanel désormais est immortel,
                      "Il vient de faire un tour plein d'adresse et plein d'humour
                      "Allant à Montbrison, par la portière du wagon,
                      "Il s'est j'té sans filet
                      "Et s'est retrouvé complet !

                      Refrain: "Il n'a pas abîmé son pyjama,
                      "Il est vernis le chef de l'Etat....

                      Suivaient les émois de la garde-barrière, brave femme, qui lui prêta son lit, après en être sortie (heureusement ) !

                       Pendant des années, j'ai entendu cette chanson qui était chantée par tout un chacun ! Pauvre Président, on a dit qu'il était un peu dérangé...Toujours est-il qu'il a démissionné, certainement la mort dans l'âme ! Moi qui ne l'avais pas connu, j'ai aussi chanté cette chanson du haut de mes 5 ou 6 ans ! Je ne suis pas certaine de l'avoir bien comprise à l'époque !

                       C'est quand même un métier à risques, être président de la République !

                        Cette petite histoire, je la raconte pour vous faire bien commencer la semaine, avec le sourire !

Par Geneviève Cotty - Publié dans : jadis et humour - Communauté : Ne pas oublier de se souvenir.
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Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /Jan /2010 15:14

                                       Education et contraintes...

                    Lu hier soir cette réflexion dans le "Journal sans date" de Gilbert Cesbron, écrivain qui n'est peut-être plus de mode actuellement et c'est bien dommage !

                    "Pour polir toute matière il faut les mille dents de la lime; pour rendre un enfant poli, les mille contraintes de l'éducation"...

                    Quelle vérité ! Je me rends compte maintenant, l'âge aidant, que si ça n'a pas toujours été facile et agréable d'être éduqué, le rôle d'éducateur n'est pas spécialement drôle et reposant ! Quand j'étais enfant, je me rebellais souvent contre les exigences de mes parents et des enseignantes (qu'on appelait alors institutrices...)...Il y avait des règles à respecter, des limites à ne pas dépasser... Quand je dis "je me rebellais", comprenez "je me rebellais...en dedans de moi"....Nuance...

                     Pour les éducateurs, parents ou enseignants, faire respecter ces règles, ces limites est certainement plus fatiguant que "laisser aller"...Fermer les yeux et ne rien dire, mais c'est la solution de facilité, tout le monde semble content, mais le résultat est déplorable la plupart du temps.
Et il en va ainsi tout au long de la vie d'adulte. Ne doit-on pas s'imposer des contraintes pour se lever, aller à son travail, le faire le mieux qu'on peut ? Tout ne se fait pas facilement ou alors c'est bien rare. Il faut faire des efforts pour aboutir au résultat escompté....Aboutir, voilà le grand mot ! Arriver à avoir des enfants bien éduqués, instruits si possible, leur ouvrir les portes de leur avenir...C'est un rôle contraignant mais qui peut donner tant de bonheur aux uns et aux autres. L'ouvrier qui polit une matière passe et repasse la lime jusqu'à ce que tout soit bien net...et le résultat le réjouit !

                      Educateurs, à vos "limes" ! il y a du travail mais le résultat n'aura pas de prix.

 

                   

Par Geneviève Cotty - Publié dans : de tout un peu.... - Communauté : Ne pas oublier de se souvenir.
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Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 11:40
                                       Je vais vous raconter...

                    Pour une fois, c'est à moi de parler...Vous avez déjà entendu parler de moi, bien que j'aie vécu il y a bien longtemps...Des avions ont écourté ma vie de chat heureux, un 18 avril 1944...Mais celle qui fut ma maîtresse dans cette famille aimante qui m'avait recueilli, parle souvent de moi ! Je m'appelais Mickey et j'étais ce qu'on peut appeler un chat heureux...J'aimais tout à Juvisy : mes maîtres grands et petits, les autres animaux, la maison, le jardin (avec les arbres et les oiseaux !). Mais ce que je n'aimais pas, c'était le mauvais temps ! on est si bien sur un fauteuil installé bien au chaud, quand il pleut...Et quand il neige ...Vous savez, ce truc blanc qui tombe du ciel, qui ressemble à du coton, c'est sympathique...On croit qu'on va pouvoir jouer avec, mais pas du tout ! J'en sais quelque chose, j'ai essayé...Et pour marcher dessus, c'est traître, vous ne vous doutez de rien et vous enfoncez....vous pouvez même glisser...

                      Un jour où il neigeait, ma maîtresse voulait absolument que j'aille dehors ne serait-ce que cinq minutes...Il paraît qu'elle craignait pour ses parquets...mais j'étais un chat très propre et bien élevé. Elle était Lorraine et très têtue ! Alors, comme il me fallait bien obéir, j'ai essayé de sortir... J'étais un beau chat noir et tout ce blanc me tournait la tête ! Enfin...J'ai d'abord posé délicatement une patte...aïe, c'était très froid. Je l'ai enlevée bien vite et je l'ai secouée histoire de la réchauffer ... Comme ça ne marchait pas avec celle-là, j'ai essayé avec une autre (on appelle ça tâter le terrain)...C'était pire ! Je l'ai secouée aussi...et comme j'aurais bien voulu faire plaisir, j'ai tenté l'expérience à nouveau...Rien à faire ! Alors, j'ai prudemment marché à reculons et je suis rentré au chaud. J'avais honte, d'autant plus que mes maîtres riaient de ma peur et de ma prudence...Peur ? pas vraiment, mais il ne faut pas tenter le diable...et si j'étais resté enfoncé là-dedans ...un accident est si vite arrivé ...

                        Une seule me comprenait, ma jeune maîtresse devenue maintenant Magitte pour bien des gens, et qui n'aime pas marcher dans la neige ... Elle se souvient bien que je n'avais pas pu y arriver, alors qu'avec l'agilité des chats, c'était "un jeu d'enfant" ! Et comme elle n'est pas très agile (il ne faut pas le lui dire, elle aurait de la peine), elle préfère comme moi un bon fauteuil au coin du feu, aux joies des pistes enneigées....C'est de famille !
                        
                        
Par Geneviève Cotty - Publié dans : jadis et humour - Communauté : Ne pas oublier de se souvenir.
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