Jeudi 1 juillet 2010
4
01
/07
/Juil
/2010
11:53
"Si je n'aime, je ne suis rien"...
J'avais noté cette
"citation" dans un cahier de ...1977 ! Je ressentais déjà le besoin de m'exprimer et comme les ordinateurs n'existaient pas, j'avais alors recours aux bons vieux cahiers. Honnêtement, j'avais
inscrit que j'ignorais de qui était cette phrase...Alors, les progrès étant venus, un seul clic sur "google" m'a donné hier la réponse...C'est le titre d'un livre de Berthe Bernage, écrivain du
début du siècle dernier...Écrivain "bien-pensant" comme on disait alors et que les jeunes filles lisaient avec passion ! et avec la bénédiction de leurs parents !
Pour moi, cette
phrase est toujours valable...Pourquoi ce besoin d'aimer ceux qui m'entourent, parents, amis, relations...C'est vital...Mon caractère est ainsi fait...C'est vital (de même que la réciproque !).
Je me souviens qu'un collègue m'avait dit un jour (c'était mon premier vrai travail) et je ne sais plus à quelle occasion : "Vous, vous avez besoin qu'on vous aime"...Cette réflexion m'est
restée en mémoire....Mais, ce n'est peut-être pas si extraordinaire que ça ? est-ce que tout le monde n'est pas un peu pareil...On a tous besoin d'aimer et d'être aimé. Se sentir "rejeté", ne pas
avoir la moindre affection pour quelqu'un...combien ça doit être affreux...le vide total...
Aimer son prochain,
on m'a appris ça jadis...Mon prochain comprend les humains, les animaux, tous les êtres qui m'entourent...ça fait beaucoup de monde...Heureusement que les sympathies ou les antipathies me
permettent quand même de faire un tri...Nul n'est parfait....
Un vieux cahier
trouvé, quelques annotations en marge, et c'est reparti pour des idées en ordre dispersé...Je trouverai encore bien d'autres choses, ma vie a été assez longue jusqu'à ce jour... J'ai "du pain sur
la planche" !
Par Geneviève Cotty
-
Publié dans : Nostalgie...
-
9
Mercredi 23 juin 2010
3
23
/06
/Juin
/2010
09:22
Je vous parle d'un temps...
..."Que les moins de
vingt ans..." On connaît la chanson ! Ce temps de mon enfance où les terrains de sport se trouvaient le plus souvent dans la rue, celle-ci étant indifféremment transformée en court de tennis, en
piste cyclable, en terrain de foot ....Les voitures ne nous dérangeaient pas ! la rue était à nous...Je me souviens de mon frère jouant au foot le plus sérieusement du monde, se croyant déjà un
grand champion...La tenue de sport ? vous n'y pensez pas...on jouait comme on était habillé ce jour-là, avec les chaussures qu'on mettait pour aller à l'école ... J'ai même vu mon frère jouer
avec des chaussures "du dimanche" et se faire vertement reprendre par mes parents ! (d'autant plus que les chaussures n'étaient plus mettables après !!!). Les enfants, les adolescents s'amusaient
alors, ce qui ne les empêchait pas de rêver et d'admirer leurs idoles qui faisaient partie d'associations sportives et d'équipes de foot...pour l'amour du sport ! Ces idoles qui avaient droit à
une coupe, un bouquet de fleurs et quelques petits cadeaux, lorsqu'elles avaient gagné.... Pas de millions à la clé. Cela n'existait pas je crois !
Nous
avions appris à jouer au tennis dans notre rue (mal en ce qui me concerne, je n'étais pas douée ! ). Et nous faisions des courses de vélos, les garçons se prenant pour des Lapébie ou Antonin
Magne et se voyant déjà remporter le Tour de France...Tous les rêves étaient permis...Et nous étions fiers de nos petits succès...
Le sport
? mais c'était un jeu, une passion...et lorsqu'on faisait partie d'une équipe, on voulait qu'elle gagne et on faisait tout pour ça...Il y allait de l'honneur de tous et de votre ville, voire de
votre pays...
Ce ne
sont que des souvenirs d'enfance....Comme les temps changent !
Par Geneviève Cotty
-
Publié dans : Nostalgie...
-
3
Vendredi 5 février 2010
5
05
/02
/Fév
/2010
12:04
Economies....
Comment faire des
économies ? Bonne question...Tout à coup, je me suis souvenue de lieux qui contribuaient jadis à nous "faire faire des économies". Ce n'était pas négligeable, loin de là. Ces lieux bénis
portaient un nom : Economats, coopératives...Tous rattachés à une corporation. Je me souviens que lorsque j'étais enfant, mon père qui était clerc de notaire, se rendait à l'Economat et muni
d'une liste de provisions indispensables établie par ma mère, y faisait des achats divers...de l'épicerie surtout...Cet Economat corporatif était destiné (si je me souviens bien), aux employés
des professions juridiques, judiciaires...Il fallait avoir une carte.
Beaucoup plus tard, au début des années 1950,mon mari qui travaillait
alors à AIR FRANCE, me rapportait toutes les semaines, le vendredi soir, les produits que j'avais inscrits sur une liste et dont les prix n'avaient rien de commun avec ceux du commerce "normal".
Tous des bons produits, de marque, mais avec une remise importante...Nous trouvions ça très bien ! Les économies faites alors n'étaient pas négligeables...Comme pour l'Economat de mon père jadis,
il n'y avait pas de produits frais, mais épicerie et produits d'entretien étaient à des prix défiant toute concurrence.
J'avais entendu parler également, par mes beaux-parents, de l'Economat de
la SNCF...Il y en avait un à Juvisy où ils venaient faire leurs achats lorsqu'ils habitaient dans la région. Même le charbon qu'ils faisaient rentrer en début d'hiver et qu'on leur livrait à
domicile...Toujours des prix imbattables...
Et puis, les supermarchés, hypermarchés, sont arrivés....Que sont
devenus les Economats ? Ces magasins corporatifs qui rendaient tant de services à une époque où les salaires n'étaient pas très élevés. Existent-ils toujours et surtout...ont-ils des clients ? Je
me souviens que mon mari m'avait dit que certains de ses collègues n'achetaient pas à l'Economat parce que c'était "la barbe" de se promener avec des paquets dans le bus ou dans le train. Et
pourtant, la récompense était là....Nous sortions de la guerre, la vie était chère et récupérer 25, 30%, et même plus parfois sur les dépenses de la maison, c'était appréciable....C'était
l'époque où "un sous, c'était un sous"....
Par Geneviève Cotty
-
Publié dans : Nostalgie...
-
6
Mercredi 3 février 2010
3
03
/02
/Fév
/2010
10:20
Quel que soit l'âge...
Un enfant est
un enfant...Vérité de La Palice...Il reste pour ses parents un enfant, le petit...Et quand il disparaît, quel que soit son âge, c'est ce petit enfant que vous avez perdu...et que vous gardez au
plus profond de votre coeur. C'est aujourd'hui pour moi, et pour ma famille, un anniversaire dramatique. J'en ai déjà parlé.
Cela me rappelle une histoire véridique racontée par mon père, alors qu'il
était clerc de notaire. Un de ses clients âgé avait perdu son fils...63 ans. A l'époque, 63 ans, c'était déjà âgé. Le jour des obsèques auxquelles mon père avait assisté, au moment des
condoléances, celui-ci s'approche du vieux papa. Cet homme était désespéré et en pleurant, il dit à mon père "J'avais toujours dit que celui-là, je ne l'élèverais pas" ! 63 ans, mais toujours son
petit... C'était poignant...alors que nous, enfants, nous avions ri de cette réflexion...Nous ne nous rendions pas compte...Et pourtant, peut-on se représenter ses enfants adultes et même âgés ?
Non, ils sont toujours vos petits, de l'aîné au dernier. Est-ce ça qui nous différencie des animaux ?
Une pensée pour toi mon fils...
Par Geneviève Cotty
-
Publié dans : Nostalgie...
-
7
Vendredi 29 janvier 2010
5
29
/01
/Jan
/2010
10:04
Etions-nous heureux ?
Alors que je voulais
aujourd'hui écrire un article sur nos bonheurs simples de jadis, je lis cette citation sur un blog ami "Les Racines et l'Esprit", citation de Eve Belisle - poétesse et romancière québécoise:
« Les humbles travaux quotidiens, la
simplicité de la vie, les modestes joies qu’on se tisse dans la couleur du temps qui passe, tout cela ressemble étrangement au bonheur. »
Petits
travaux de tous les jours effectués par la femme, (alors que l'homme, chef de famille, était chargé de travailler pour assurer la vie matérielle de la famille), vous étiez durs souvent,
fatigants...Mais, après le travail accompli, la femme était heureuse : elle avait bien rempli sa mission, sa maison était bien tenue, ses enfants bien nourris et propres...C'était un vrai bonheur
et la fatigue était oubliée. Je ne me souviens pas avoir entendu ma mère dire "je suis trop fatiguée..." Et pourtant ! Mais elle était fière de sa maison, de sa famille et...d'elle-même ! Bonheur
étrange mais bonheur tout de même ... Soumission peut-être ? c'est ce qu'on dirait maintenant... Oui, les femmes l'étaient, trop sans doute, mais si dans cette soumission elles
"tissaient les joies dans la couleur du temps qui passe" ? Elles avaient été bien souvent "programmées" pour cette vie, elles n'étaient pas déçues...Elles donnaient de l'amour, du bonheur et
c'était leur force.
Etions-nous heureux, sans voitures,
sans appareils ménagers, sans vacances, sans rien de ce qui est censé être indispensable au bonheur de notre époque ? Oui, nous l'étions ! la famille comptait beaucoup, on faisait des jeux en
famille, on allait en pique-nique le dimanche, en vacances en famille quand on le pouvait (!). Les parents étaient aimés et respectés...Tous ces petits bonheurs simples étaient appréciés de
tous.
Autre époque, autres joies...nous
vivions dans le calme, pas dans cette vie trépidante qui est la nôtre maintenant...La machine était mieux "huilée" ! Pas trop d'incertitudes...Mais ça, c'était avant la guerre ! Cette époque, je
ne la regrette pas, j'y pense très souvent, avec nostalgie, elle fait partie de mes souvenirs d'enfance mais ne m'empêche pas d'apprécier certains côtés de la vie actuelle...Pas tous
!
Par Geneviève Cotty
-
Publié dans : Nostalgie...
-
7
Mercredi 9 décembre 2009
3
09
/12
/Déc
/2009
08:51
C'était l'époque insouciante...
Un coup de fil d'un ami de jeunesse, grand ami de mon frère, vient de m'apprendre la disparition d'un ami commun...Jacques avait 91 ans ! Il faisait partie de "notre bande de jeunes" et était
notre aîné. Je l'avais connu à la fac de droit et comme il habitait dans une petite ville proche de Juvisy, il avait été intégré à ce groupe d'étudiants qui voyageaient par le train de
banlieue... Ah ! ce groupe, il était joyeux ! nous étions insouciants, tout en voulant refaire le monde et surtout barrer la route à Hitler...
Et
voilà, les amis disparaissent...Nous ne sommes plus que deux ! Certains sont partis très jeunes comme mon frère, d'autres ont vécu une vie de famille avec femme et enfants...De loin en loin, nous
avions des nouvelles les uns des autres, ce qui nous permettait les "t'en souviens-tu" chers aux amis de jeunesse ...Je disais que nous n'étions plus que deux, François 90 ans et moi 87 ans
bientôt ! Je suis, comme je l'ai toujours été dans cette bande "la petite dernière" ! Je ne peux m'imaginer que tous aient vieilli ! je les revois si jeunes (et je me revois si jeune)....Mes
souvenirs de tous sont de bons souvenirs. Je sais ce que l'avenir nous réserve...pour ça, nous sommes tous égaux ! Resterais-je la "petite dernière" ? Mystère....En attendant, quelque chose s'est
bloqué dans ma tête qui ne veut pas trop vieillir !
Revoir, même en pensée, tous ses amis de jeunesse,
c'est agréable et attendrissant...Nous étions jeunes et il nous semblait que nous resterions ainsi !
Adieu ami...Tes vingt ans, ton petit accent de
Béziers...je m'en souviens si bien ! Comme tous les autres amis, tu as fait partie de ma vie...ça ne s'oublie pas.
Par Geneviève Cotty
-
Publié dans : Nostalgie...
-
5
Jeudi 12 novembre 2009
4
12
/11
/Nov
/2009
10:33
Tout
ce que j'aime...
Il y a quelques jours, j'ai entendu une interview à la télévision, celle de Charles AZNAVOUR ... J'aime beaucoup ce compositeur, parolier, interprète...Ses chansons veulent
toujours dire quelque chose, il ne véhicule pas simplement des mots pris au hasard...Et il a avoué qu'il aimait les mots pour eux-mêmes, pour ce qu'ils veulent dire...Des études ? je ne pense pas
qu'il en ait fait beaucoup, mais de la culture, il en a ! C'est une nuance....J'étais ravie de l'entendre parler si simplement d'un problème important à notre époque. Et pour une fois, j'ai tout
écouté ! C'était un vrai bonheur, tout ce que je ressentais moi-même en me disant parfois que j'étais peut-être trop exigeante...Et voilà, je ne suis pas la seule !!! Quelle référence pour moi !
Et quand je l'ai entendu dire qu'il aimait les dictionnaires, tous y compris ceux des synonymes...si nous n'avions pas été séparés par un écran de télévision, je l'aurais bien embrassé !
Les dictionnaires ? à mon époque, on apprenait très tôt à s'en servir.
Moi, j'adorais ! c'est fou ce que je pouvais découvrir dans cette Encyclopédie "QUILLET" que mon père avait achetée...Chaque écolier avait son "LAROUSSE" et qui servait ! Et je n'ai pas
changé...le dictionnaire, mais il est à portée de ma main et de ma vue...Il m'arrive souvent de m'en servir, très souvent même ! Hier encore...
Parce que, hier, j'ai entendu ce mot employé au cours du reportage sur les
cérémonies du 11 novembre : "Exceptionnalité"...Tiens, un mot qui n'est pas employé souvent ? vite TOUS les dictionnaires de la maison, pour constater qu'ils étaient muets sur ce mot ! Il faudra
que je regarde dans un dictionnaire récent "ça doit être nouveau, ça vient de sortir"...Google ne m'a pas trop renseignée non plus... C'était pour dire que la présence de la chancelière allemande
aux cérémonies du 11 novembre, était tout à fait exceptionnelle ! Bien sûr, j'avais compris...La présentatrice l'a employé une fois et le mot a été vite repris par un autre commentateur...Moi, je
veux bien...Je pense que mes dictionnaires sont obsolètes, un peu comme moi, tout en étant beaucoup moins âgés...Tout change, même les mots.
Ah, au fait, "Mr. GOOGLE" m'a appris qu'il n'y avait pas de synonyme pour ce
mot...Faisons confiance aux médias, ils ne vont pas tarder à en trouver un ! Exceptionnalité...des mots, toujours des mots !
Par Geneviève Cotty
-
Publié dans : Nostalgie...
-
7
Mardi 3 novembre 2009
2
03
/11
/Nov
/2009
00:00
Jeunes filles de jadis....
Coquettes,
bien chaussées, bien coiffées, bien maquillées parfois....à partir d'un certain âge ! ça, on n'y avait pas droit trop jeunes ! Les jeunes filles d'avant-guerre et même d'après guerre
jusqu'à une certaine époque, devaient impérativement remplir ces conditions si elles voulaient qu'on les remarque ! Et quelle jeune fille ne le voudrait pas, même à notre époque ? Attirer les
regards masculins surtout, c'est un jeu et souvent un art !
L'époque de ma jeunesse n'était pas à la décontraction...Il fallait souvent "savoir souffrir pour être belle" ! C'est ce qu'on appelait l'apparence ! Il fallait avoir bonne apparence, ce qui vous
menait vers la "bonne tenue", indispensable alors ! La coquetterie, l'élégance (ou ce qu'on croyait telle), dirigeaient notre vie. Il fallait "bien présenter".... Des chaussures au chapeau, ça
devait être joli à regarder, même si les finances n'étaient pas extraordinaires...Il y avait toujours un petit "truc" personnel qui faisait que vous étiez "vous" avec votre élégance particulière
et très souvent bon marché. Ce qui comptait, c'était le regard que les autres vous portaient....et que vous vous portiez ! Uniquement pour les filles ? que non pas ! les garçons aussi aimaient
être à leur avantage....C'était ainsi....Les chaussures devaient briller, bien cirées avec ardeur au moyen de cirage, brosses et chiffons ! Gare à celui ou celle qui avait des chaussures un peu
sales, cela dénotait un manque de soin évident ! Des mèches rebelles qui s'échappaient d'un chapeau ? même diagnostic !
Est-ce que tout cela semblait contraignant ? non, nous n'y pensions pas ! c'était comme ça ! Il s'agissait d'un plaisir personnel et en même temps d'une marque de respect pour les autres ; ça
faisait partie de l'éducation ! Que vous alliez à un bal ou vous présenter chez un nouveau patron, ce qui comptait, c'était LA TENUE ! Qu'importait alors si votre chapeau
vous tenait un peu chaud, si vos chaussures vous serraient un peu les pieds !, si vous n'étiez pas trop à l'aise pour courir après un train ou le métro, ou l'autobus ! Au nom de "ce qui se
faisait", on acceptait tout...ou presque !
C'était jadis, et c'était un peu trop peut-être....Mais maintenant, quand je vois des personnes assises, un peu avachies sur une banquette de tram, les pieds aux chaussures douteuses posées sur
la banquette d'en face, je me demande qui est le plus heureux ? Le "cool" ou celui qui pensait à "l'autre" ? Et je revois ces jeunes filles si jolies, chaussées de chaussures fines qui leur
donnaient une allure dansante....La petite "midinette" était élégante....c'était la jeunesse heureuse de vivre. Je me dis que les temps ont changé...bien ou mal ? Trop de contraintes avant, plus
assez maintenant !
Allez, soyons "cool"......mais ça n'empêche pas la nostalgie !
Par Geneviève Cotty
-
Publié dans : Nostalgie...
-
4
Samedi 10 octobre 2009
6
10
/10
/Oct
/2009
11:38
Une expression courante....
Je crois vraiment que c'était ce que nous
avions fait avant la guerre...Même si pour certains, manger simplement du pain était alors parfois difficile, nous avons connu pire pendant l'occupation ! Restrictions de pain, portions congrues,
le tout pour un pain qui ne ressemblait plus du tout à notre bon pain d'avant-guerre ! Ce bon et beau pain qu'on achetait le plus souvent au poids (baguettes et pain dit de fantaisie n'étaient
pas monnaie courante sur les tables), était un vrai régal pour les yeux et le palais ! Croûte bien dorée et croustillante à souhait vous mettait en appétit...On le mangeait par plaisir. Je me
souviens que lorsque mon frère était puni et privé de l'accompagnement du pain pour le goûter, il prenait une grosse tartine, en coupait un tout petit morceau qu'il mettait dans sa main gauche la
droite gardant le plus gros morceau, et il disait "ça, c'est mon pain, ça c'est mon fromage (ou mon chocolat)". Et il se régalait ! Il n'y a que la foi qui sauve ! Et ça nous faisait rire...il en
fallait peu !
Pendant la guerre, une
cousine nous a fait admirer un jour un morceau de pain "d'avant-guerre" qu'elle avait précieusement gardé, bien emballé...La mie devenue très dure et sèche, était d'une blancheur inimaginable !
On ne se souvenait plus que cette denrée indispensable avait pu être si blanche ! Celui que nous touchions moyennant ces tickets de sinistre mémoire, pouvait être gris, jaune lorsqu'il était fait
au maïs (!), lourd, agrémenté de résidus de paille ! On l'appelait quand même du pain...quelle hérésie !
Tel que ce pain était,
avant ou pendant la guerre, on ne le gâchait pas ! Ne jamais jeter du pain, c'était une règle bien établie...On le respectait comme on respectait le boulanger qui le faisait....et le paysan qui
avait récolté le blé ...
Autres temps, autres
moeurs....Oui, nous avions vraiment mangé notre pain blanc le premier.
Par Geneviève Cotty
-
Publié dans : Nostalgie...
-
3
Dimanche 13 septembre 2009
7
13
/09
/Sep
/2009
11:51
Entendu à la télévision dernièrement....
Les oiseaux disparaissent paraît-il...il suffirait
de laisser 10% de prairies pour qu'ils reviennent...Alors, je me souviens...
Lorsque nous sommes arrivés en Provence à
l'automne 1978, la maison que nous avions achetée venait tout juste d'être construite sur...un ancien terrain à asperges ! Et il n'y avait dans le jardin que de la folle avoine....Nous venions de
nous séparer de la maison de mes beaux-parents en Bretagne, où le jardin était rempli de fleurs, d'arbustes et...d'oiseaux ! J'étais désolée et j'ai dit à mon mari "Nous sommes venus dans un pays
sans oiseaux"... C'était d'un triste ! Ces gentils oiseaux mettent de la gaîté dans un jardin, ils vont, ils viennent et surtout ils sifflent et chantent...A Robion, c'était le silence....
Alors, avant toute autre chose, nous avons décidé
de planter des arbres, des haies, et petit à petit, des "locataires" sont venus nous tenir compagnie et nous donner l'aubade...
Les haies de pyracanthas avec leurs petites boules jaunes et rouges, un vrai régal pour les oiseaux ! ils se donnaient tous rendez-vous dedans et quand nous nous absentions quelques jours, il y
avait du monde qui s'envolait dès l'ouverture du portail ! Je crois bien qu'on les dérangeait !
Et mon mari qui ne savait rien leur refuser, leur avait installé une mangeoire couverte, près de la fenêtre de la cuisine...On aurait pu croire que c'était réservé aux mésanges qui venaient y
chercher des graines de tournesol qu'elles allaient manger dans le saule pleureur à proximité...J'ai crû comprendre ce que voulait dire l'expression "casser la graine"" Chaque mésange repartait
avec une graine qu'elle tenait bien dans ses pattes sur une branche du saule, et cassait avec son bec...

Nous en avions des choses à apprendre !
Mésanges, rouges-gorges, chardonnerets (très gourmands), une huppe (je
n'avais jamais vu cet oiseau auparavant)...Les rouges-gorges n'étaient pas sauvages et venaient réclamer les graines que je leur mettais sur la terrasse; ils se baignaient dans le récipient à eau
de Squirou, notre bon toutou qui laissait faire ! Tout ce monde nous a tenu compagnie. Il avait suffi de quelques arbres dans le jardin...enfin, assez nombreux quand même ! mais une petite forêt
privée, c'est agréable non, et quand on aime, on ne compte pas ! et les oiseaux étaient nos amis !
Beaux souvenirs...
Par Geneviève Cotty
-
Publié dans : Nostalgie...
-
7
Derniers Commentaires