Mardi 9 février 2010
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11:13
Ce n'est plus qu'un rêve....
Il fut un temps, lointain déjà, où commerçant et client
avaient des rapports privilégiés. Sans être obséquieux, le commerçant "bichonnait" son client...et le client était fidèle. Maintenant, c'est un peu "si vous n'êtes pas content, allez voir
ailleurs "! Dieu merci, il y a encore des commerçants et des clients à l'ancienne mode. On les rencontre dans les commerces de proximité...Qu'en reste-t-il et combien en reste-t-il de ces
commerces. Petit à petit, des "chaînes" ont pris le relais qui considèrent le client comme un numéro bon seulement à dépenser pour gonfler la recette du commerce...J'aime beaucoup les petits
commerçants, celui du coin chez qui on va en vitesse chercher ce qu'on a oublié, qui vous aide à le trouver et même se propose de vous le commander...Tout se fait en confiance...Le grand mot est
lâché : la confiance, tout est là ! Où est le temps où la satisfaction du client était si importante ? et là, une petite histoire jadis racontée par mon père vous fera sourire je l'espère :
"Un brave commerçant a embauché un jeune apprenti dans son magasin
de quincaillerie, marchand de couleurs, et même un peu bazar...Il fait des recommandations à ce jeune garçon et lui explique qu'un client ne doit jamais repartir sans rien. On doit, par tous les
moyens, lui donner satisfaction en lui proposant au besoin quelque chose de similaire à sa demande...Le garçon a bien compris l'importance de ce conseil. Entre un couple qui vient acheter du
papier hygiénique comme on disait alors (papier toilette comme on dit maintenant)...Le garçon est bien ennuyé, il n'y en a plus dans les rayons, pas dans la réserve non plus....Alors, il revient
vers ses clients et de l'air le plus aimable leur dit : Je suis désolé, nous en manquons actuellement, mais je peux vous proposer à la place de l'excellent...papier de verre ! Aïe...." Il
avait fait ce qu'il pouvait le pauvre ! pas de chance !
Ce n'est qu'une histoire "même pas vraie" comme disent les
enfants...mais qui dénote bien l'état d'esprit jadis. Mais voilà, c'était jadis, les progrès sont venus apportant leurs lots de bienfaits et de nuisances aussi! Tout change et quand on a connu
cet "avant", on accepte un peu plus difficilement ce "présent". Question de génération et de mentalité...On s'y fait, sans plus !
Par Geneviève Cotty
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Lundi 8 février 2010
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15:57
Quand les mamans ne travaillaient pas...
Au début du vingtième siècle et aussi entre les deux guerres,
peu de femmes travaillaient "au dehors" comme on disait alors...Mais, à l'intérieur de chez elles, elles en avaient du travail ! travail non rémunéré, à peine reconnu parfois...Mais la plupart y
trouvait une grande satisfaction...Travailler pour le bien-être et le bonheur de leur famille, mari, enfants, était un devoir et un vrai travail. La mère était alors plus disponible. Elle
était là pour s'occuper des petits quand ils n'allaient pas encore à l'école, puis ensuite, les conduire, les rechercher et, encore plus grands, les accueillir quand ils avaient l'âge de rentrer
seuls...C'était très important...elles étaient à l'écoute de l'écolier qui racontait ses petits soucis, ce qu'il avait fait dans sa journée...et elle les aidait à faire les devoirs, à apprendre
les leçons...A déjeuner, elle avait vérifié qu'ils mangeaient suffisamment, puis leur avait préparé un goûter qu'ils mangeraient s'ils restaient à l'étude surveillée... Très peu d'enfants
mangeaient à la cantine, ou bien ils emportaient "leur gamelle"apportée de la maison, gamelle qui était ramassée par des élèves "de service" et que les enfants trouvaient chaudes à midi
dans le réfectoire. Les "femmes de service" se chargeaient du réchauffage ! Certaines femmes travaillaient chez elle : couture, tricot, dactylographie, repassage...Tout était bon pour se faire
"quelques sous" en plus !
Etre maman, c'était tout ça. Pas un instant de libre, mais ce manque de
liberté était librement consenti, je dirais "presque avec plaisir". Quelques mamans n'avaient pas ce bonheur, parce que seules, ou avec un mari malade, ou sans travail...Et la guerre est arrivée
en 1939. Les femmes ont dû faire face. Elles ont remplacé le père, le mari, le frère, tous retenus à d'autres occupations....Quel courage ! Et ensuite, les progrès sont venus qui les ont
déchargées de certains travaux pénibles leur donnant un peu plus de temps....Et peut-être aussi ont-elles pris goût à s'occuper un peu plus d'elles, de leur aspect...Et il y a eu des garderies,
des crèches où les petits sont bien entourés également...Puis on leur a fait faire des clés pour qu'ils puissent rentrer à la maison en l'absence des parents, et puis, et puis...La vie chère est
arrivée, deux salaires sont appréciables, et les femmes ont pris conscience qu'elles pouvaient souvent égaler les hommes dans bien des domaines. Ne l'avaient-elles pas démontré pendant des années
?
Le cocon familial n'est plus le même...On ne réagit plus du tout de
la même façon. Tout le monde s'est secoué et les habitudes de jadis sont tombées petit à petit...On peut le regretter, mais sûrement pas le critiquer. Est-ce l'explication de certains problèmes
avec les enfants et les adolescents ? En partie peut-être...Les oiseaux ont besoin d'un nid..Tous les petits des animaux ont besoin qu'on les éduque. Les rapports parents/enfants ne sont plus les
mêmes.
Et si, malgré la guerre, nous avions été les plus heureux
?
Par Geneviève Cotty
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Dimanche 7 février 2010
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/2010
09:21
Deux enfants bavardaient...
J'aimais entendre mes deux plus jeunes enfants bavarder entre eux...C'était
toujours instructif ! Un dimanche, nous étions allés chez mon père et c'était la première fois...Lui venait à la maison fréquemment, mais nous nous refusions à aller chez lui où se trouvait
quelqu'un que nous préférions ne pas connaître... Et puis, jour de l'an oblige ! Nous faisons un effort.
Le lendemain, j'entends Anne-Marie et Philippe (5 et 4
ans à peine) discuter ferme : Philippe pose cette question à sa soeur : "C'était qui la dame qui était chez Papy hier ?"...Anne-Marie, très sûre d'elle, répond "C'est peut-être sa bonne "....
Conclusion de Philippe "ça m'étonnerait, j'ai entendu qu'il l'appelle Toto ! ".. Un petit mot que mon père employait souvent "à la ronde"....
Au moins, mes enfants savaient que ce n'était pas un mot qu'on employait
envers sa bonne...quand on en avait une...Et le respect alors ! Mais j'ai bien senti par la suite que le courant n'était pas passé entre eux et cette personne...Eux, ils adoraient leur
grand-mère...
Par Geneviève Cotty
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Samedi 6 février 2010
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/2010
15:05
Faut-il la regretter ?...
Il en existait des
"choses" maintenant disparues et qui nous rendaient la vie acceptable et même agréable ! Petits plaisirs, choses simples, petits bonheurs...La banlieue parisienne où nous habitions, mais c'était
presque la campagne, tout en étant la ville ! Nous étions très bien desservis par le train qui nous amenait à PARIS en trente minutes s'il était omnibus et vingt minutes s'il était
direct...A une des gares de Lyon, Austerlitz , Saint-Michel ou Orsay, suivant le quartier dans lequel nous nous rendions à PARIS. Ensuite, métro ou autobus. Notre banlieue était calme...Les
commerçants étaient presque des amis... Nous allions les trouver dans leurs boutiques, ou eux venaient jusqu'à nous...boucher, boulanger, crèmier...tous passaient. Epiciers aussi comme
le Caïffa qui en plus vous donnait des "primes" diverses comme vaisselle, linge etc...le tout de bonne qualité. Puis le Familistère. Tous nous livraient à domicile.
Et je me souviens de cette petite marchande de fromage blanc qui passait
avec une voiture tirée par une chèvre ! Pour rien au monde on ne l'aurait manquée.! Elle s'annonçait avec une corne dans laquelle elle soufflait. Elle vendait des "coeurs à la crème". C'était
très bon...Ils étaient dans des petits moules en forme de coeur; elle les retournait sur le plat que vous lui apportiez et mettait par-dessus une bonne mesure de crème...Plaisir des yeux, plaisir
du palais....
Les enfants aimaient aller chez le pharmacien ! Tous ces jolis bocaux en
verre, de couleur verte, jaune, rouge, jaune orangé... nous les trouvions magnifiques...et celui qui nous était destiné et qui, posé sur le comptoir, contenait les bonbons que le pharmacien nous
offrait. Et pour Noël, il faisait un grand sapin dans lequel il accrochait des petits jouets que nous étions autorisés à décrocher nous-mêmes et surtout à emporter chez nous ! C'était
familial....
Et le coiffeur du quartier, installé dans son pavillon et qui nous donnait
des cartes parfumées de chez Pivert ou Coty et que nous appelions "sent-bon"...Notre quartier vivait, sans émeutes, avec un certain bonheur...
Je revis ces années de jeunesse, sans les regretter. Tout a évolué. Des
progrès ont été faits, la vie ne s'écoule plus de la même façon. Nous "avions le temps alors"...Les commerçants étaient des amis, ils connaissaient très bien tous leurs clients, partageaient avec
eux bons et mauvais moments...Eux aussi "prenaient le temps"....La guerre a détruit toute cette quiétude, cette humanité...C'est ça que je regrette.
Par Geneviève Cotty
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Vendredi 5 février 2010
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12:04
Economies....
Comment faire des
économies ? Bonne question...Tout à coup, je me suis souvenue de lieux qui contribuaient jadis à nous "faire faire des économies". Ce n'était pas négligeable, loin de là. Ces lieux bénis
portaient un nom : Economats, coopératives...Tous rattachés à une corporation. Je me souviens que lorsque j'étais enfant, mon père qui était clerc de notaire, se rendait à l'Economat et muni
d'une liste de provisions indispensables établie par ma mère, y faisait des achats divers...de l'épicerie surtout...Cet Economat corporatif était destiné (si je me souviens bien), aux employés
des professions juridiques, judiciaires...Il fallait avoir une carte.
Beaucoup plus tard, au début des années 1950,mon mari qui travaillait
alors à AIR FRANCE, me rapportait toutes les semaines, le vendredi soir, les produits que j'avais inscrits sur une liste et dont les prix n'avaient rien de commun avec ceux du commerce "normal".
Tous des bons produits, de marque, mais avec une remise importante...Nous trouvions ça très bien ! Les économies faites alors n'étaient pas négligeables...Comme pour l'Economat de mon père jadis,
il n'y avait pas de produits frais, mais épicerie et produits d'entretien étaient à des prix défiant toute concurrence.
J'avais entendu parler également, par mes beaux-parents, de l'Economat de
la SNCF...Il y en avait un à Juvisy où ils venaient faire leurs achats lorsqu'ils habitaient dans la région. Même le charbon qu'ils faisaient rentrer en début d'hiver et qu'on leur livrait à
domicile...Toujours des prix imbattables...
Et puis, les supermarchés, hypermarchés, sont arrivés....Que sont
devenus les Economats ? Ces magasins corporatifs qui rendaient tant de services à une époque où les salaires n'étaient pas très élevés. Existent-ils toujours et surtout...ont-ils des clients ? Je
me souviens que mon mari m'avait dit que certains de ses collègues n'achetaient pas à l'Economat parce que c'était "la barbe" de se promener avec des paquets dans le bus ou dans le train. Et
pourtant, la récompense était là....Nous sortions de la guerre, la vie était chère et récupérer 25, 30%, et même plus parfois sur les dépenses de la maison, c'était appréciable....C'était
l'époque où "un sous, c'était un sous"....
Par Geneviève Cotty
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Jeudi 4 février 2010
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"On pourrait dire bien des choses en somme...."
Ce mot "nègre" en
littérature que je citais dans un de mes précédents articles, est un peu choquant. Il m'a été suggéré de tenter de remplacer le mot "nègre" qui nous ramène à une époque où existaient des négriers
(ont-ils vraiment disparu ?), qui faisaient travailler dur les africains...Même si on dit "nègre littéraire", le mot reste et...dit bien ce qu'il veut dire ! Mais c'est, paraît-il "politiquement
correct" ! Même si ce mot s'adresse à des hommes ou femmes qui n'ont rien à voir avec la négritude. Le fait est là...Ils travaillent pour que des personnages renommés ou puissants deviennent
encore plus célèbres, plus riches, plus appréciés....
Un titre que j'aime bien m'a été soumis : "écrivain
fantôme". C'est tout à fait ça...On ne le voit pas, on ne connaît même pas son nom...son oeuvre circule, est appréciée, mais au nom d'un autre qui en récolte les fruits
et les honneurs. Et un fantôme, ça fait un peu rêver !Un autre nom "L'illusionniste"...Un peu théâtral, mais..."L'esprit"..."L'inconnu de
service"...Un peu long..."Le besogneux"...ça rabaisse un peu, non ?
Décidément, c'est l'écrivain fantôme que je retiens, mais qui ne peut s'appliquer qu'en littérature ! Les chercheurs besogneux, inconnus, qui mettront leur esprit au service des plus connus,
comment les appellera-t-on ? Ils seront chercheurs, au nom de "trouveurs" officiels !
Il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet.....Depuis plusieurs
siècles, des "obscurs" oeuvrent pour des personnages plus en vue...Ce n'est un secret pour personne. Chacun y trouve-t-il son compte ?
Par Geneviève Cotty
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Mercredi 3 février 2010
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10:20
Quel que soit l'âge...
Un enfant est
un enfant...Vérité de La Palice...Il reste pour ses parents un enfant, le petit...Et quand il disparaît, quel que soit son âge, c'est ce petit enfant que vous avez perdu...et que vous gardez au
plus profond de votre coeur. C'est aujourd'hui pour moi, et pour ma famille, un anniversaire dramatique. J'en ai déjà parlé.
Cela me rappelle une histoire véridique racontée par mon père, alors qu'il
était clerc de notaire. Un de ses clients âgé avait perdu son fils...63 ans. A l'époque, 63 ans, c'était déjà âgé. Le jour des obsèques auxquelles mon père avait assisté, au moment des
condoléances, celui-ci s'approche du vieux papa. Cet homme était désespéré et en pleurant, il dit à mon père "J'avais toujours dit que celui-là, je ne l'élèverais pas" ! 63 ans, mais toujours son
petit... C'était poignant...alors que nous, enfants, nous avions ri de cette réflexion...Nous ne nous rendions pas compte...Et pourtant, peut-on se représenter ses enfants adultes et même âgés ?
Non, ils sont toujours vos petits, de l'aîné au dernier. Est-ce ça qui nous différencie des animaux ?
Une pensée pour toi mon fils...
Par Geneviève Cotty
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Mardi 2 février 2010
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/2010
14:56
Uniquement en littérature ?
Le "nègre
littéraire" est celui ou celle qui écrit et publie une oeuvre sous le nom d'un personnage plus connu, lui restant anonyme ! On ne peut tout avoir, le plaisir d'écrire et la notoriété...Il faut
savoir partager ! C'est assez courant en littérature, mais est-ce seulement en littérature ? Combien d'ingénieurs, de chercheurs qui font des découvertes et ne sont pas connus ni...reconnus !
Combien d'employés font "tourner" une entreprise en restant dans l'ombre ? Combien...combien... On ne les appelle pas "nègres", on ne les appelle pas, tout simplement ! on les ignore... C'est
parfois ce qui est décourageant. Et je trouve, à entendre parler autour de moi, que cela arrive de plus en plus.
Jadis, il n'était pas rare de voir un employé prendre des galons sur
le terrain, "sur le tas" comme on disait alors. On reconnaissait ses mérites, son savoir et très souvent son désintéressement. L'intérêt, c'était de réussir un travail, de le faire du mieux
possible, pour sa propre satisfaction et la satisfaction de l'employeur. Et quand les chefs vous confiaient un travail difficile, c'est qu'ils avaient confiance en vous, ce n'était pas pour se
débarrasser d'une corvée et s'en attribuer tous les mérites par la suite ! Si les lois sociales ont donné plus d'avantages aux salariés, ce qui n'était que justice, il me semble que maintenant,
la considération a disparu...Je ne travaille plus depuis bien longtemps maintenant, mais je regarde quand même ce qui se passe ... La formule "on n'a plus besoin de vous, on vous jette" que l'on
entend souvent n'est peut-être pas exagérée...Il y a certainement des exceptions, mais....
Il en est ainsi du "nègre littéraire". Qu'advient-il de
lui quand il ne sert plus ? Il n'est plus rien. Et je me pose cette question : Comment fait un "écrivain de renom" lorsqu'il reçoit un prix ou obtient un succès pour n'avoir fourni que son nom ?
Ce n'est pas toujours un écrivain au sens réel du terme, c'est parfois une personnalité au nom célèbre....Personnellement, ça me gênerait...question de conscience !
Pourquoi cet article aujourd'hui ? Un mot est passé
au-dessus de ma tête, je l'ai attrapé au vol et j'ai écrit...sans l'aide d'un "nègre" !
Par Geneviève Cotty
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Lundi 1 février 2010
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/2010
10:46
Elle n'était pas neuve !
C'était bien le moins qu'on pouvait dire ! Elle était même un peu vieille et "bringuebalante"....Mais elle roulait ! Elle ? c'était la
première voiture de notre fils aîné, une 2CV qui avait déjà beaucoup servi et qu'un étudiant copain de ma fille, revendait pour...500 francs ! Jean-Michel revenait du service militaire
et...malgré les conseils de mon mari, pas d'accord du tout, s'est offert cet objet de tous ses désirs ! Une voiture, mais à bien réfléchir, que lui demande-t-on ? d'avoir 4 roues, un moteur et de
rouler ! Celle-ci remplissait les conditions !
Une visite à "la casse" avait permis à nos jeunes de récupérer pour "trois
francs six sous" des portières pour remplacer celles un peu cabossées...D'accord, il y en avait une bleue, une jaune, mais cela se mariait fort bien avec la couleur de la voiture qui était
à l'origine gris-beige...Et ça n'empêchait pas de rouler et de faire de belles promenades avec les frère, soeur, copains....Et c'était "rigolo" ! Pas besoin de Cadillac pour se distraire...Le
seul qui ne désarmait pas, c'était mon mari qui pensait que "ce n'était pas raisonnable, qu'il y aurait des frais aussi divers qu'indispensables, et l'Assurance."...S'ils avaient dû s'arrêter à
tout ça ! Mais quand même, la réalité ayant dépassé les prévisions du Père, la voiture a été revendue à un autre étudiant, pour...le prix du volant peut-être ! Et mon père qui ne pouvait plus
conduire, a donné sa voiture presque neuve, confortable (mais infiniment moins drôle) à son petit-fils....Mais que cette 2CV avait donc laissé des souvenirs et (peut-être ?) des regrets !
Une première voiture, c'est comme un premier amour, ça ne
s'oublie pas, quel que soit son état d'avancement dans la vie !
Par Geneviève Cotty
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Samedi 30 janvier 2010
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30
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/2010
15:20
Il y a viande...et viande !
Quel travail pour
arriver à faire manger un enfant qui n'a pas faim...Pas d'appétit surtout et difficile ! Nous en avons fait l'expérience avec notre fils aîné...Il aimait la purée et les pâtes...et un peu le
poulet ! Bon, c'était toujours ça ! Il s'était bien rattrapé par la suite, il était devenu le plus gourmand des trois...
Lorsqu'il avait trois ans environ, il était allé en vacances à la campagne
et avait vu tuer des animaux , dont des poulets... Il aimait toutes les bêtes, qu'elles soient de compagnie ou d'élevage, et il nous avait raconté en revenant que des méchants faisaient du mal
aux bêtes...et ça lui faisait de la peine. Un jour, je lui donne à manger un morceau de poulet bien coupé en petits dés...Il repousse l'assiette en nous disant "j'en veux pas, j'aime pas ça"
! C'était nouveau, ça faisait partie des rares choses qu'il aimait. Comme il n'était pas question de dire "j'aime pas", je lui réponds qu'il me racontait des histoires puisqu'il aimait ça avant
les vacances. Et j'obtiens cette réponse: "Avant j'aimais bien parce que je croyais que c'était de la viande, mais maintenant j'ai vu que c'était des bêtes"....La viande, il devait penser qu'on
la fabriquait et que ça pouvait se manger...mais les bêtes ! Il fallait les tuer...
Simple logique enfantine...
Par Geneviève Cotty
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Publié dans : Jadis..
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